PENSEES URBAINES

Le hiatus du tourisme calédonien…

Posted by admin on Lundi 2 février 2009 and filed under A la une, Opinions, Tribune Libre. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry - Article lu 3 057 fois

Ou voici 5 raisons simples qui font que le tourisme ne décolle pas en Nouvelle-Calédonie

Combien de personnes à ce jour sur notre belle Terre se disent “tiens et si j’allais en Nouvelle-Calédonie passer quelques jours de vacances ? “.

Difficile de répondre me direz-vous, certes…

Alors partons sur un autre paramètre plus mesurable celui-là :

1996 : 100.000 touristes arrivent en Nouvelle-Calédonie,

2007 : 100.000 touristes arrivent en Nouvelle-Calédonie.

Je ne connais pas l’investissement exact pour attirer le touriste en Nouvelle-Calédonie mais je pense qu’il doit être bien plus important en 2007 qu’en 1996. Il se dit même que les dépenses de la promotion touristique en province Sud sont passées de 300 millions de francs en 2004 à 1,2 milliards de francs de nos jours. Dans le même temps Fidji qui dispose d’un budget de 450 millions de francs fait venir 3 fois plus de touristes sur son sol que nous !

nc

Alors pourquoi la Nouvelle-Calédonie ne fait-elle pas rêver les gens comme d’autres îles nommée Bora Bora, Hawaï ou encore Maurice ?

A mon sens, il y a (au moins) 5 raisons basiques, mais hélas dramatiques pour le Caillou. Cinq raisons qui sont indépendantes les unes des autres mais qui, regroupées, font que le Caillou est tout sauf une destination “idyllique” :

Raison N°1 : Le coup du billet d’avion (sans jeu de mots). Déjà avant d’arriver il faut abandonner à son agence de voyage une très grosse somme. Et là nous sommes face à un grand classique du politicien qui nous explique : “que ce n’est pas (sa) politique qui est en cause, mais c’est uniquement de la faute au kérosène qui augmente”. Passons, ce sujet est multi-exploité, je ne vais rien apporter de plus dans cette partie de la réflexion. Notons simplement que les DOM viennent d’obtenir, de la part des grandes compagnies aériennes qui les desservent, un quota de 25% de places en low cost. Le Secrétaire d’Etat, Monsieur Jego est fier de cette avancée et notre Député Monsieur Yanno souhaite immédiatement un tel aménagement pour la Nouvelle-Calédonie et ce dans les plus brefs délais, en expliquant quand même en préalable que la situation du Pacifique  (Nouvelle-Calédonie et Polynésie) n’est pas la même. Monsieur Yanno est prudent, sur ce sujet il a raison.

Raison N°2 : Les plages. Il est vrai que les plages d’Ouvéa sont belles, le sable y est blanc, mais hélas comme dans la plupart des plages situées en l’Hémisphère Sud. Nos plages sont belles mais ni plus ni moins que d’autres sites magiques. Sites dont la seule magie du nom fait raisonner dans l’esprit des poètes du voyage interplanétaire ou du simple touriste de base des rêves de soleil, d’océan bleu. Noms qui a eux seuls symbolisent le mot “vacances”. Est-ce le cas de la Calédonie, je ne sais pas, qui connaît la Baie de Kanumera ou la plage de Luengoni au-delà du seul périmètre calédonien ?

Une autre différence est que chez nous nos plages sont surtout vierges d’activités touristiques (ski nautique, visite du lagon, location de kayak à fond de verre). Le kite surf, certes prend de plus en plus de place sur nos plages, mais il s’agit là de calédoniens qui pratiquent leur passion et non de touristes qui viennent taquiner les mèches rebelles d’Eole. Un touriste qui vient en Nouvelle-Calédonie est un touriste qui doit s’attendre à vivre son tourisme à la dure.

Raison N°3 : Le service offert. Pour illustrer le propos allons dans un hôtel hors de Nouméa et laissez-moi vous conter mes aventures. Un jour, je veux faire de la plongée sous-marine afin de découvrir les beaux fonds sablonneux, de côtoyer Némo et ses autres copains balistes. Je réserve un guide pour le lendemain et surprise ce fameux lendemain personne ne vient me chercher…y avait, semble t-il, un décès dans la famille de la petite cousine par alliance à l’oncle de la tante de la sœur à Ferdinand qui était en maternelle petite section avec notre guide. La tuile quand même. Pas grave je comprends et j’opte pour une sortie en jet. Là, j’apprends avec tristesse que la veille un groupe de militaire a tout pété…Enfin tout, disons que l’hélice du premier jet est cassée et zut il n’y a pas de second jet, pas plus que d’hélice de rechange. Ballot quand même surtout pour un hôtel de cette classe.

Etant en vacances, je décide alors avec mes potes de passer à table. Ha ici il faut se lever pour réclamer 4 fois au bar une bière en apéro. Le barman étant bien trop occupé à suivre sa série mexicaine sur Télé Nouvelle-Calédonie. Un apéro qui arrivera finalement en même temps que ma grillade. Et si je vous dis que mon amie a été servie dans le sens entrée, plat et dessert rien ne vous surprend, pas vrai. Moi par contre, j’ai touché le tiercé dans le désordre : plat, entrée et dessert, n’est-ce pas le Paradis ça…et bien à Ouvéa, c’est possible.

Et comique de la situation, comme réponse à ma question “pourquoi cette étrange tradition” j’ai le bonheur d’entendre “Ahouuu, j’sais pas, c’est pas moi c’est le cuistot “. Honnêtement qui sur notre belle île n’a jamais vécu de telles situations, allez soyez honnêtes. Personnellement je mets ça sur une vaste notion “de folklore local”. Mais pensez donc au touriste qui vient de dépenser deux fois 600.000 Cfp rien qu’en billets business pour se détendre et profiter d’une lune de miel et qui entend ça.

Raison N°4 : L’accueil. Content d’arriver en Nouvelle-Calédonie après un des vols les plus longs qu’il est possible de faire (sauf à vouloir faire Marie Galante / Futuna). Le touriste sort de l’avion et là, face à lui, l’administration française dans toute sa splendeur. La PAF l’assomme pas trop, elle fait juste son boulot, c’est cool. Mais alors après il y a les douaniers et le phyto là c’est une autre histoire. Pas grave, mais avouez qu’il est de notoriété publique que les archers du Roy localement sont plutôt “taquins”. Autre lieu, autre temps. Arrivée après un vol Air Calédonie (20′ en l’air avec préalablement 3 heures bloqués à Magenta) dans un gîte. Là faut presque s’excuser auprès de notre hôte d’être en retard afin d’avoir nos clés et un repas “frais” qui sent quand même un peu le frigo. Même les cafards sur le mur se marrent. Mon copain métro lui se marre beaucoup moins. Je mets ça sur le manque de formation des personnels. Il faut dire qu’ici comme ailleurs, ils sont tellement mal payés qu’à la moindre occasion, ils partent…eux aussi. Cela me rappelle la soirée dans un restaurant de Nouméa où à 22h00 un jeudi soir, l’unique serveur nous dit (table de 10 personnes) au milieu du dessert qu’il ne sera pas possible d’avoir un café car ils vont fermer…et si également nous pouvions nous dépêcher car…il a rendez-vous. C’est vrai que nous étions la dernière table, mais nous voulions fêter au champagne l’arrivée du dernier mouflet d’un ami. Du coup c’est le Corto voisin qui nous a aligné une addition à 120.000 Cfp en moins de deux heures.

Raison N°5 : L’érotisme dans l’exotisme. Qui veut venir en Nouvelle-Calédonie. Vu le contexte, on peut dire que seuls les amoureux de la nature verte ou bleue sont attirés. Randonnées ou plongées sont effectivement les deux axes majeurs, les deux seuls atouts de notre beau territoire. Mais qui sont les gens (en majorité, il ne faut jamais tout généraliser) qui vont sac à dos vouloir vivre à la dure au milieu de la chaîne. Alors dans l’ordre, il y a les missionnaires, les botanistes et les “sans la tune”. Oublions les deux premiers et là on se dit que la Nouvelle-Calédonie est géniale pour de jeunes baroudeurs qui veulent vivre au milieu de nulle part. C’est vrai, sauf, qu’il faut commencer par se payer le billet pour arriver à Nouméa.

Détail, n’oublions pas qu’avec ses diverses usines la Nouvelle-Calédonie va bientôt polluer proportionnellement plus que les USA, pas top comme pub ça pour toucher la cible ci-dessus. Or cette cible là est souvent en phase avec le mode de vie écologique et très au fait de la réalité des choses.

Enfin, on nous parle beaucoup des asiatiques comme touristes d’avenir. Se marier en Nouvelle-Calédonie pour un peuple adorant Bouddha reste un vrai challenge marketing pour les pros qui se doivent de promouvoir la destination Nouvelle-Calédonie. Ce trip permet surtout de cibler les jeunes couples fortunés et avides d’exotisme. Loin d’être là encore une majorité, nous sommes bien d’accord. Mais le japonais, coréen solitaire (ou la grappe de solitaire) ou encore le kid de Sydney veulent des vacances fun.

Alors une définition possible de vacances “fun” : de la plage, des activités, des sorties en boîtes, de l’alcool et….des filles. Principale destination d’un célibataire en voyage à Sydney n’est-ce pas King Cross, à Bali on fonce sur les massages à la plage, en Thaïlande, allez cherchez…Ok je suis mauvaise langue à Nouméa on a, il est vrai, la très gracieuse Fil de fer ou nos amis de Nouville. Là vous allez me dire que je force le trait, ok je suis d’accord, je suis un peu dans la provoc, mais qui peut m’expliquer pourquoi le seul souhait du calédonien dès qu’il a deux semaines de vacances est de partir ailleurs et non de rester ici. Les réponses seront principalement : “ici c’est trop cher”, “on veut vraiment s’amuser”, “à budget équivalent mieux vaut aller à Sydney”.

Bon je résume, la Nouvelle-Calédonie est loin de tout, elle n’a aucune image dans l’imaginaire des gens (comme c’est le cas pour Tahiti…or petit paradoxe là-bas les gens vont une fois et n’y reviennent jamais : Tahiti est le voyage d’une vie que l’on ne vit qu’une fois). La Nouvelle-Calédonie c’est cher de venir de partout, on est reçu d’une façon plus que moyenne, et y’a pas de bordel, enfin si au contraire y’en a plein, mais pas comme il le faudrait.

Nous le savons tous depuis des années des sommes folles sont investies par le politique pour développer le tourisme en Nouvelle-Calédonie. C’est une erreur de croire en cette vision des choses, l’argent ne sert pas à faire venir plus de touristes, mais à faire en sorte qu’il n’y en ait pas moins.

Et comme les autres destinations ailleurs se modernisent, elles attirent mécaniquement plus de monde et ici pour en faire venir au moins autant qu’il y a 15 ans il faut mettre plus d’argent en communication. Et voilà notre hiatus : la destination Nouvelle-Calédonie est une destination de grand luxe réservée à une classe très moyenne. Le politique pourra mettre tout l’or du monde qu’il veut en communication, si le touriste n’a pas sa bière fraîche servie en 5′ sur la plage, qu’il puisse faire du ski nautique avant son spa et son massage au Ylang Ylang avant d’aller dîner et se taper un bon spectacle coquin, ben rien n’y fera : on aura personne…enfin si on aura les fameux 100.000 personnes qui viennent (dont combien viennent juste pour voir de la famille dans ce nombre ?). Alors si le touriste de masse ne vient pas car il n’y trouve pas son compte, vous imaginez bien que le touriste VIP n’est pas prêt d’arriver.

J’aime la Nouvelle-Calédonie, elle mérite vraiment d’être connue et visitée et les exemples ci-dessus sont tous vrais, parfois un peu caricaturés (si peu) voir compilés. Le but de cet article n’est pas juste de critiquer (trop facile) mais d’essayer de se poser la vraie et simple question : la Nouvelle-Calédonie est-elle faite et prête pour le tourisme. Mieux, la Nouvelle-Calédonie veut-elle vraiment des touristes et se donne t-elle les moyens d’en accueillir ?

AB.

25 Responses for “Le hiatus du tourisme calédonien…”

  1. servefa dit :

    Le tourisme de masse est-il souhaitable ? Quand on voit les ravages sociaux, économiques (dans les pays tropicaux, n’est-ce pas l’apanage des pays pauvres ?), et écologiques de ce dernier, je me dis que le nombre actuel de touristes, ou à peine plus, est bien suffisant pour offrir une activité économique suffisante en brousse et en tribu, mais qu’au delà il faudra être particulièrement vigilant pour éviter certains dérapages. J’ai connu l’île Maurice à la fin des années 80 et au début des années 2000, le pays a été terriblement modifié par son développement touristique, et sûrement pas à son avantage, malgré un pouvoir fort et une société conservatrice attentive.

  2. IKARIOS dit :

    La question du tourisme en NC est une question récurrente.
    Malheureusement les réponses au vide touristique en Nouvelle-Calédonie ne sont pas prête de voir le jour.

    Il s’agit simplement d’une volonté politique ne dépendant pas des élus locaux mais tout simplement de l’Etat.

    Le tourisme pourrait être le moteur du développement de cette île
    mais qui dit développement sous-entend un progrés et donc un pas vers l’indépendance.
    Sur un caillou rien ne pousse.
    Yanno et Jego sont des larbins de l’Etat.

    Ta raison n°1 est l’un des verrous du dévellopement touristique

    Ta raison n°2
    un peu léger et caricatural tes arguments. La NC comparé a tahiti est bien plus riche et variée dans ses sites
    et ne se limite certainement à du sable blanc.

    Ta raison n°3
    une formation adaptée quasi-inexistante favorise l’atrophie du tourisme en NC

    Ta raison n°3
    bienvenu sur le Territoire Calédonie

    Ta raison n°4
    Je m’aperçois que tu es touriste aguerri.

    Bienvenu à toi sur Saturne

  3. Arnaud dit :

    Depuis 20 ans les chiffres sont quasi-immuables : plus ou moins 100.000 touristes par an. Alors que la somme des dépenses pour améliorer l’image idéale de la Calédonie atteignent des sommets de gaspillage (voir le dernier rapport de la chambre des comptes où au final tout le monde se sert du budget tourisme pour … partir à l’étranger).
    Alors qu’en fin de compte, les impacts les plus forts (bons et mauvais) sont souvent le fait des émissions télé plus ou moins superficielles…

    Bref, je proposerai simplement aux politiques de revenir à un budget drastique (moins de 300 MF /an) sans campagne markéting à l’étranger (ni voyages …) et de s’occuper avec ce budget uniquement à l’amélioration des structures locales (personnels et services).

    Avec la crise mondiale qui s’installe durablement, les touristes restreignent leur budget. Et dans quelques années, quand la crise passera, faut pas s’inquiéter, le carburant reflambera de nouveau …

  4. Tom Varennes dit :

    C’est bizarre j’ai l’impréssion d’avoir déjà lu cet article l’année dernière mais ailleurs…

  5. Rigoberto dit :

    Bonjour à tous

    Cet article sur le tourisme est très intéressant. Une grosse partie du mal dont souffre cette industrie en NC est très clairement évoqué.

    Premier point le prix du billet: La Calédonie doit accepter le low cost à Tontouta, mais de façon contrôlée.
    Pacific blue exploite une ligne entre Sydney-Brisbane et Port Vila au prix de 25 000 fcfp l’aller retour au mois de janvier. Comment lutter avec des billets à 100 000 cfp ? En acceptant certains vols de Pacific Blue à Tontouta et
    en obligeant Aircalin à faire des tarifs promotionnels aux prix de Pacific Blue.

    Deuxième point: les plages, nos plages sont les plus belles de Mélanésie, nettement plus belles qu’au Vanuatu, aux Salomons, ou en PNG et au moins aussi belles qu’à Fidji et non polluées contrairement à la Thailande ou l’ Indonésie. C’est notre point fort qu’il ne faut pas sous estimer et mettre en avant.

    Troisième point: Le service offert, il s’agit là de notre gros point faible. Il faut impérativement inculquer à nos compatriotes le respect du touriste qu’il ne faut jamais faire attendre ou négliger, le Vanuatu et Fidji font mieux que nous sur ce point, il faudra investir l’argent du GIE sur cette faiblesse particulière en aidant à la formation continue. Les hôtels qui pour la plupart sont des hôtels d’états nationalisés (Ouré Lodge, Méridiens, Surf, Beau Rivage, Tieti Tera, Malabou, Club Med de Hienghene , Nengone, Drehu etc… comptent un personnel fonctionnarisé et traîne la savate, cela doit changer car on ne voit même plus ce genre d’hôtels dans les pays communistes. La calédonie peut réussir ce changement au prix d’une formation assidue des personnels au contact avec les touristes.

    Quatrième point: L’accueil , les calédoniens en général sont assez gentils avec les touristes. L’exemple du restaurant qui veut fermer le soir n’est pas dramatique et Nouméa le soir est bien plus vivante que Nadi, Suva, Port Moresby, Honiara, Port Vila et bien des villes Australiennes plus peuplées. Les Australiens apprécient énormément les ambiances genre Bodéga qu’ils ne retrouvent pas chez eux, c’est la dessus qu’il faut travailler.

    Cinquième point: Les filles, ce qu’il manque à Nouméa ce n’est pas les filles de joie mais l’arrivée massive de jeune touristes australiennes comme à Port Vila, cela mettrai de l’ambiance dans les bars. Lorsque les billets d’avion seront à 25 000 cfp pour venir de Sydney les jeunes australiens débarqueront en force en NC comme ils le font au Vanuatu. Bali n’a plus la côte pour les jeunes et n’attire plus que des retraités. Certains agriculteurs clandestins pourraient aussi décider les jeunes australiens à venir en NC.

    Le tableau est morose pour l’instant, il suffirait de pas grand chose pour changer la donne. La calédonie est faite pour le tourisme mais n’est pas prête, inutile de commander un audit de plus.

    Rigoberto

  6. le veilleur dit :

    Pour avoir travaillé dans le secteur du tourisme pendant plus de 20 ans, d’avoir côtoyer tous nos chers directeurs touristiques et autres élus responsables de ce secteur , d’avoir rencontré les différents cabinets d’audit qui ont travaillé sur les études de développement …. j’en suis arrivé à la conclusion que la seule solution est de remplacer tout ce beau monde, qui ne sont là que pour le ” titre “, les voyages en première classe, les restos …. dont très peu sont de vrai stratèges du secteur du tourisme, mais seulement des promus à des postes pompeux.
    On préfère mettre la charrue avant les bœufs, faire de la promotion à outrance. Aucun d’eux n’a songé dans un premier temps à organiser le tourisme sur le terrain, à donner une identité à chaque commune pour créer une diversité touristique, à se poser la question du pouvoir d’achat de nos touristes et si le tourisme de luxe a un avenir en NC ….
    Bref ce ne sont que quelques remarques jetées comme çà, mais après 20 ans à lutter pour le développement du tourisme j’en suis arrivé à la conclusion qu’une même équipe ( car ce sont quasiment toujours les mêmes ) qui perd et fait perdre de l’argent pendant tout ce temps …. il faut la changer rapidos … Aux EU ils auraient duré 6 mois.

  7. Rigoberto dit :

    Aux Etats Unis ils n’auraient même pas recruté une telle bande de bras cassés.

  8. LE VEILLEUR dit :

    La question que nous devons nous poser est de savoir ce que cela leurs rapportent et pourquoi ils le font ….
    Pour certains comme je le disais c’est le poste honorifique, souvent le salaire et les avantages qui vont avec en échange de dire AMEN aux ordres de leurs supérieurs directs les élus ……
    Mais qu’est ce que cela rapporte à nos élus de continuer dans cette direction ??
    Où dans quels buts continuent - ils leurs actions vers le chaos touristique ??
    Si cela ne leurs rapportent rien …… c’est très très inquiétant, cela nous laisse nous interroger sur leurs capacités intellectuelles à gérer ce secteur …. mais cela m’étonnerait qu’un tel degré d’incompétence ou de bêtise existe en série à ce niveau ?!

  9. Moby Dick dit :

    Et bien tout est dit… y compris que le tourisme industriel est une plaie, que la compétence est médiocre, les prix ineptes et la mentalité d’accueil à chier ! J’approuve car j’ai eu honte chaque fois que j’ai accompagné des amis australiens ou pokens. J’y ai doncrenoncé…

  10. Le Cagou Masqué dit :

    le développement touristique du caillou ne peut se faire que si cette structure est composée de personnes indépendantes des pouvoirs politiques et économiques. Par contre l’ouverture à la concurrence aérienne permettra de faire baisser le prix du billet d’avion.
    Il faut aussi se faire une raison, la caledonie n’est pas la plus belle destination touristique comme le laisse à croire de nombreuses personnes, c’est une belle destination seulement sur le papier. Je ne vais pas revenir sur le misérable accueil fait par certains professionnels du secteur, mais j’ajouterai que les collectivités locales n’aménagent pas certains sites (panneaux, points d’eau, espaces verts) de certains points de vue ou autre. D’autre part, les professionnels concentrent tout sur Noumea et l’île des pins au détriment des autres sites ou partenariat avec certaines tribus, tout ceci favorisant les clivages socio-culturels.
    Finalement avant d’attirer le touriste, il faut répondre à la question pourquoi venir en NC plutôt qu’ailleurs? Or, le classement du lagon au patrimoine mondial impose de facto la Nouvelle-Calédonie dans un tourisme vert et promouvoir les initiatives en ce sens.
    Parallèlement à cela, l’image sociale et les mentalités de la Calédonie doivent changer, île toujours en grève, nationalisme exacerbé alors que la France paye comme dit la chanson.

  11. boris dit :

    prenant l’exemple de la nouvelle zelande ou jy suis passé 5 semaine , pas une seule fois dans une agence de voyage tel que flight centre je n’ai entendu parler de la caledonie , pas une seul brochure ou peut etre un petite page melanger dans plein d’autre destination ce qui n’est pas le cas des fidji ou d’autres iles qui sont en pleine promotion dans ces agences . 100000 touristes neo zelandais a fidji contre seulement 10000 pour la caledonie. allons faire un ptit tour sur internet dans les agences de voyage en ligne et la pr trouver la caledonie , il faut vraiment avoir de la chance ! ce n’est que l’exemple de la n-z mais en australie ou en france c’est pareil !
    donc faudrait deja commencer par la jpense avant que les politiques depense des millions en voyage et tou ce qui sen suit ….

  12. Rigoberto dit :

    Sur un site internet Australien(cheap flight), à la même période alors que c’est beaucoup plus loin, un ticket Auckland-Nouméa est à 45 000 cfp alors qu’un ticket Auckland-Nadi est à 35 000 cfp . Cherchez l’erreur.
    C’est comme si un Bisbane Sydney était plus cher qu’un Brisbane Auckland, incompréhensible pour un poken.

  13. LE VEILLEUR dit :

    je viens de découvrir l’article dans les nouvelles de l’ancienne présidente du GIE TOURISME SUD…. alors si nous comprenons bien, elle n’y est strictement pour rien dans la situation castastrophique de la gestion du GIE voire du tourisme calédonien ( car ne l’oublions pas c’est le SUD qui tire les ficelles, le NORD et les ILES ne font que suivre péniblement le système )
    Mais une question se pose, si elle ne s’est aperçu de rien concernant les erreurs de gestion, des dépenses pharaoniques ( style financement kohlanta, et autres émissions qui ne sont regardées que par des gens qui n’ont pas les moyens de se payer un billet pour la Nouvelle-Caledonie ), de l’inutilité des assises du tourisme qui n’étaient qu’une mascarade, un placebo pour se donner bonne conscience …. qu’est ce qu’elle faisait, où était-elle, à quoi servait elle ???

    Il faut maintenant que tous ces gens prennent leurs responsablilités, qu’ils avouent leur incompétence, qu’ils rendent des comptes à la population calédonienne.

    Le gouvernement français est au courant de toute cette mascarade, mais parce qu’il existe une relative stabilité de gouvernance au sein de notre beau pays, il laisse faire.
    En france, je pense que beaucoup de ces gens auraient eu à répondre de leurs actes..

    En conclusion : et si on créait une échelle de satisfaction ( style jury populaire ) pour noter nos chers élus ou dirigeants d’organisation publique … comme il est extrêmement difficile de monter un parti politique d’envergure pour contrer ce chaos ( le problème du financement … si vous regardez bien, ils ont tous un milliardaire dans leur camp ) ce serait déjà une avancée pour remettre de l’ordre, de l’honnêteté, et de la compétence à la tête de notre pays …

  14. Ecolagon dit :

    On a les politiques qu’on mérite…
    Pfff

  15. AD dit :

    Je vais rebondir sur la question qui clôt l’article : la Nouvelle-Calédonie veut-elle vraiment des touristes et se donne-t-elle les moyens d’en accueillir ?

    Personnellement, oui je souhaite que mon pays s’ouvre toujours un peu plus à tout autre désireux de le découvrir. Mais au sujet de ceux qui viendraient pour “s’éclater”…euh nan merci. Je préfère préserver mon pays d’activités attrayantes mais qui s’avèrent aussi bruyantes et polluantes, car je serais alors inconsolable d’assister à sa dénaturation.
    A ce propos, pour la raison n°5…hahaha…ne serait-ce pas un peu décalé de souhaiter qu’un pays développe de la prostitution ?

    Une proposition pour finir : je pense que l’idée pourrait être de développer le tourisme avec les Japonais. Les touristes japonais sont plutôt tranquilles : ils viennent sur nos îles pour se marier ou se reposer. Ils se comportent généralement de manière respectueuse envers les personnes et l’environnement.
    C’est là que je rejoins l’auteur de l’article sur plusieurs points :) : rendre la Calédonie plus visible, plus accessible d’un point de vue financier, et enfin former davantage les personnels à l’accueil des touristes japonais (du point de vue de la langue, mais aussi des manières).
    Qu’en pensez-vous ?

  16. Hogan RUA dit :

    Japonais , australiens italien ou autres, le touristes qu’il soit respectueux ou arrogant constatera avec toujours que les prestations qu’on lui délivre ne sont pas à la hauteur de ce qu’il paye (un japonais peut etre moins bruyamment qu’un italien..attention ne généralisons pas)..

    “Qualité” doit etre le maitre mot devant guider l’ensemble des demarches toutristiques, du bas au haut de l’echelle.

    Qualité dans le nettoyage de la salle, à qualité dans la promotion du tourisme.

    Par ailleurs, il est vrai que la Calédonie peine à etre presente sur le marché touristique mondial, et régional.Cet anonimat est la consequence direct d’un manque d’identité de la Nouvelle Calédonie. Un pays en construction n’est pas encore un pays…et l’identité calédonienne n’est encore qu’un vaste chantier.
    Dommage que nos stratèges touristique veuillent mettre en avant la promotion de la faune et la flore qui sont certes tres belles mais qu’un australien retrouve à moindre prix chez lui. Dommage que nos strateges incitent à découvrir la culture mélanésienne ou caldoche …alors meme que leurs manifestations sont plus que discretes sur le Caillou (rappelons que les plus belles collections d’art oceanien se trouvent…en France).

    Bon ok une fois qu’on a dit qu’on était nul…encore faut il proposer !

    Rénovation et création de structure de formation des personnels de tourisme dirigées par… des gens compétents: exemple le chef de salle du Ritz est compétent, celui du Paradis d’Ouvea ne l’est pas (allons plus loin constatant qu’on est mauvais pourquoi ne pas emprunter des compétences ailleurs pour s’améliorer).

    Dans l’attente de savoir exactement ce qu’on est, et ce que nous avons de commun (convenez tout de meme que ca ne coule pas de source), construisons notre identité touristique par rattachement à celle de la France. Horreur ! me crierons certains… simplement , la France qu’on se le dise est le pays le plus visité du monde. Les toursites y vont pour les monuments mais aussi pour l’image glamour et mythique que ce pays (qui n’est pas vraiment le mien) a construit au fil de son histoire. Pourquoi ne serions nous pas la petite France du Pacifique … qui une fois le touriste sur le tarmac lui déclinerait beaucoup d’autres facettes ?

    Comment évaluer la qualité des efforts fournis par les strateges du tourisme ?
    En se penchant un peu plus sur le touriste local qui est le plus apte à dire si l’on evolue qualitativement dans le bon sens … ou pas. Pas besoin de depenser des milliard si les locaux eux memes ne veulent plus aller se detendre quelque part en Calédonie car ils savent qu’ils vont manger dans le desordre….

    Je m’etale trop la j’arrete à bientot.

  17. Bruno dit :

    L’un des problèmes important à résoudre :
    L’ambiguïté existant entre l’importance des investissements, des aides publiques et les blocages systématiques de certains dossiers d’animations touristiques.

    Avant que nos élus ne mettent en avant les points infos, la promotion des activités touristiques, …, il serait préférable de commencer par le début, en évitant par exemple de bloquer sciemment certaines sociétés développées par des calédoniens.
    C’est le cas, par exemple, d’un dossier nautique, sportif & touristique prévu sur la Côte Blanche et en baie de l’îlot Ste-Marie à Nouméa depuis 1993.

    Rappel des réalités vécus sur le terrain, dans l’indifférence générale, loin du satisfecit ambiant :

    - Annulation surprise par la Ville de Nouméa et sans aucune concertation, en juillet 2001 par un nouvel arrêté, du plan d’eau (zone sud) réservé et sécurisé pour l’activité de ski nautique et de wakeboard du SNCC en baie de l’îlot Ste-Marie depuis 1993.
    - 15 années d’attente pour que le projet de centre d’accueil de la Côte Blanche, traité tout en longueur, soit annulé par la Ville de Nouméa le 1er août 2007 par un simple courrier, sans que la Province-Sud ne réagisse.
    - La Province-Sud a décidé d’augmenter par 12 le loyer du terrain accueillant le Faré de la société de 50 m² sur l’îlot Ste-Marie, construit en 1994. Face à cette pression financière Provinciale, ne pouvant payer et n’ayant pas obtenu de revenir au loyer initial mis en place par l’Etat, la Province-Sud a décidé, « après une étude approfondie », de ne pas renouveler le titre d’occupation N° 18622 et d’expulser la société en mai 2008. Les infrastructures ont été bradées au prix du vrac.
    Le transfert de compétences Etat/Province n’a pas été un atout pour cette société touristique.
    Il paraît qu’il existe une crise mondiale et que les slogans « Halte à la vie chère » font recette.
    - La Province-Sud (DPM) non comptant d’avoir abouti à une expulsion de l’îlot Ste-Marie a continué ses pressions au mois d’août 2008 en accusant la société “d’utilisation abusive du logo de la Province-sud” sur le panneau d’information situé sur la Côte Blanche (Où la clientèle est accueillie à la rampe de mise à l’eau). Il est à noter que la société avait bénéficié d’une Aide d’Urgence pour sa communication (site internet, flyer, informations sur la coque du bateau de ski nautique et pour son dernier panneau situé sur la Côte Blanche, avec l’obligation de rajouter la phrase “avec la participation financière de la Province-Sud” + le logo). Après un “ultimatum avant poursuite”, le panneau a été retiré en janvier 2009.
    Il est plus facile de se concentrer sur quelques cm² de logo que d’apporter des solutions idoines permettant de pérenniser les investissements d’une société.

    En 2009, la Province-Sud a réussi à effacer toute trace de cette activité professionnelle touristique débuté en 1993 !
    Après ces actions “constructives”, comment figurer dans les points Info Touristiques mis en place ?

    Cet acharnement à mettre fin aux activités touristiques de la part de la Ville de Nouméa et de la Province-Sud reste une énigme !

    Vu les budgets importants investis par les Provinces dans des études de marché, les Assises du Tourisme, la Maison de la Calédonie à Paris, la promotion publicitaire via le GIE, l’Office du Tourisme, … et vu la façon dont sont gérés certains dossiers, il ne faut pas s’étonner si la Nouvelle-Calédonie stagne à 100 000 touristes/an depuis plus de 20 ans.
    Les contradictions sont trop importantes.

    Rappel de l’une des conclusions des Assises du Tourisme : dans le PDTCNC (page 101) : “Faire une véritable percée sur le segment sports nautiques …… c’est le segment le plus évident … avoir une activité phare (cf. ski nautique gratuit à l’île Maurice) ….”
    Pourquoi certains projets en adéquation avec le PDTCNC, répondant à une niche porteuse, soutenu par des investisseurs calédoniens et de l’argent public, sont-ils sciemment ignorés ou bloqués ?

    Vu l’importance des investissements publics (+18 M Fcfp) & privés (+ 50 M Fcfp) perdus, les perspectives sont catastrophiques :
    Sans plan d’eau réservé et sécurisé pour cette activité nautique, sans Faré d’accueil sur l’îlot Ste-Marie pour se démarquer des activités au noir, sans perspective de développement sur la Côte Blanche avec la construction d’un Centre d’Accueil multi-activités prévu dans l’enquête publique 2002 (qualifié de « Projet d’intérêt public ») avec Promo-Sud comme associée, sans panneau d’information, la société n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter ses activités nautiques.
    Ne pouvant plus travailler, le dernier outil de travail avec le bateau de ski nautique devient inutile : il est à vendre (cf. site http://www.noumeawakeboard.com )

    Cette « mésaventure » représente 16 années à se battre contre des disfonctionnements (investissements publics / blocages), pour innover, créer des emploies, imposer une qualité des prestations et de l’accueil, au même titre de ce que l’on retrouve dans d’autres pays.

    Ce manque de cohérence dans la gestion des dossiers, est l’une des causes du marasme du secteur touristique en Nouvelle-Calédonie.
    Ce n’est pas une ambiguïté. C’est ce que l’on appelle une spécificité locale !

    Avant de mettre en avant le manque de professionnalisme des activités proposées en Nouvelle-Calédonie, il vaudrait mieux pointer le manque de volonté de nos élus de réellement développer le secteur touristique.
    Trop de contradictions existent entre les effets d’annonce, l’importance des budgets alloués et les actes de blocage des activités sur le terrain.
    Mettre de l’argent sur la table c’est bien encore faut-il être cohérent sur l’accompagnement des dossiers au mieux des intérêts des porteurs de projet.
    Cela s’appelle aussi le respect de ses engagements et de ses concitoyens.

    Si vous avez du temps et les moyens, Bon Courage à toutes les bonnes volontés qui souhaitent investir dans le secteur touristique en Nouvelle-Calédonie.

  18. GDP dit :

    Je partage bien ton avis Bruno.C’est bien trop facile de taper sur ceux qui créent.

    Je suis Calédonienne et vis à Nouméa c’est pourquoi j’ai plus d’expérience en matière de départs du territoire que d’arrivées. Mais je me dis que les problèmes sont les mêmes dans les deux sens.

    Pour moi la principale cause de l’échec de TOUTES les politiques touristiques menées depuis 1988, c’est le manque d’avions. Air France ne pose plus un avion sur le sol calédonien, Virgin n’a finalement pas le droit de s’installer et les autres compagnies sont obligées de composer avec Aircalin. C’est quand même un monopole tout à fait scandaleux.

    Si encore Aircalin disposait d’un nombre suffisant d’avions et donc de places à vendre ! Quand on veut partir il faut prévoir son voyage des mois à l’avance.

    Si on ajoute au manque d’avions, les récurentes grèves de l’Ustke qui bloquent régulièrement l’aéroport, je pense qu’il faut vraiment aimer la Calédonie pour accepter de surmonter tous ces obstacles.

    Notre Calédonie est superbe mais il y a parfois des jours où je me dis qu’elle ressemble un peu à une prison dorée à ciel ouvert d’où on ne peut pas s’échapper.

    Alors, j’espère que nos chers politiques vont enfin réaliser que tout ces milliards dépensés avec l’argent de nos impôts depuis des années n’ont servi à rien.

    Ouvrez les lignes, autorisez les compagnies à se poser, baissez la taxe aéroport (l’une des plus chère du monde) et je suis sûre que nous verrons les touristes réapparaître comme par enchantement

  19. GDP dit :

    Ma lecture d’un hebdomadaire local ne fait malheureusement que confirmer ce que j’écrivais plus haut.

    On apprend en effet aujourd’hui que Aircalin par la voix de son DG, M. Masson, est contre l’arrivée probable et prochaine de Singapour Airline !

    Y’en a marre de ces monopoles qui empêchent tout développement !

  20. [...] pour essayer d en faire venir plus, et sans dépenser une fortune en communication ??? Autre article sur les problèmes du Tourisme en NC Articles ConnexesBloguer le BilletNuage de Mots [...]

  21. marie dit :

    Nous serons donc 2/100000 touristes qui viendront cette année en Nouvelle-Calédonie. Certes nous avions des miles à utiliser avec Air France, nous aurions pu de métropole choisir une de ces destinations de rêve que vous évoquez dans votre article, mais justement pour nous la Nouvelle-Calédonie, c’est vraiment ce rêve de découvrir un territoire où le tourisme de masse n’a pas encore fait trop de ravages. Je vous dirai après nos vacances si nous sommes aussi déçu que votre article le laisse envisager.

  22. [...] dans ce courrier ci-dessous, c’est qu’il y a des similitudes avec cet article du Hiatus du Tourisme calédonien. Deux coup de gueule pour un même hôtel méritait bien une diffusion à plus grande échelle. Ce [...]

  23. jean dit :

    Actuellement en déplacement au Japon, je représente une société d’investisseurs spécialisée dans le tourisme. Cherchant de nouveaux marchés de niche dans le pacifique, je suis tombé à plusieurs reprises sur le sujet soulevé par Bruno dans ce dossier sur le « Hiatus … » et j’ai laissé un message identique. Je suis très surpris par le manque de considération des élus de cette petite île française envers les investisseurs de leur pays. Cet exemple démontre le manque de volonté de développer le tourisme sur cette île française du pacifique. De toute évidence de nombreux investisseurs préféreront d’autres pays plus accueillant et je peux vous dire qu’ils n’en manquent pas. Il suffit de voir le tapis rouge que l’on me déroule lors de chacun de mes déplacements, l’enthousiasme et la rapidité avec laquelle les dossiers sont traités au plus haut niveau. 100 000 touristes /an pour la Nouvelle-Calédonie et personne ne réagit ? C’est pourtant un véritable constat d’échec. En ce qui nous concerne nous irons voir ailleurs et cette anecdote en fera sourire plus d’un lors de nos prochaines réunions.

  24. ali dit :

    Je ne suis pas là pour rentrer dans cette polémique sur le tourisme mais juste pour faire connaître ce site :

    http://sites.google.com/site/nbsystemcom/home

    Cela peut toujours rendre service.

  25. philippe dit :

    Bonjour
    Je viens de lire attentivement vos articles et vos commentaires, je suis de métropole et plus exactement à coté d’Avignon ville très touristique. Je dois faire malheureusement le même constat que vous. Moi-même j’ai une petite activité touristique qui marche bien, j’ai deux gites. Comme la dit ALI je ne suis pas la pour rentrer dans les polémique, ni dans la politique, je ne suis pas la pour juger, mais simplement pour participer à un dialogue et partager, échanger, une vision différente. Je n’ais aucune connaissance sur la Nouvelle Calédonie, les sites, les pubs, sont inexistants en France. Pas de spots publicitaires,(par contre la Réunion diffuse actuellement un magnifique spot publicitaire sur nos chaines nationale) les seules infos nous parvenant de la NC sont des conflits, rien de très excitant pour déclencher mon prochain voyage.
    Ma première question est : les Calédoniens désirent avoir du tourisme chez eux ?
    Quelles formes de tourisme voulez vous ?
    o Vous avez d’énormes potentielles, exploitez les, je sais le billet d’avion est très cher, 100000 touristes, (pas beaucoup), cette année le département du Vaucluse à fait plus de 4millions de visiteurs, http://www.tourisme-en-vaucluse.com/chiffres_cles.asp je vous invite à consulter
    o les structures comme les gites les chambres d’hôtes ont explosées ici, je pense qu’il faut faire comprendre aux gents l’intérêt financier qu’ils ont à faire partager leur patrimoines culturels, c’est une perspective d’avenir pour eux et leurs enfants.
    o Une multitude d’activités peuvent être mis en place, je sais que vous en avez déjà, mais il ne faut pas grand-chose pour intéresser les touristes (visites guidés, safaris découverte, cours de cuisine traditionnelle, etc.) le français adore.
    o Le tourisme vert, dit plus respectueux à le vent en poupe, misez sur des structures à taille humaine (bungalows tout conforts dans un endroit calme reposant) la vous allez toucher une clientèle moyenne gamme qui n’a pas forcement de grand moyen, mais qui est prêtent à ce faire plaisir.
    Regroupez-vous en association, pour offrir le maximum de prestations ex : l’un d’entre vous peut avoir le bateau de pêche plongée, l’autre des quads.
    Par contre les solutions politiques et surtout le monopole compagnie arienne, DUR DUR. La solution peut être comme dans d’autre pays passé des accords avec Aircalin vous avez 100000 en prévisionnel de Touristes garanti, achetez(, via bien sur un accord du Gouvernement de NC pour le développement du tourisme) les billets à l’avance, ainsi peut être vous obtiendrez un alignement des tarifs ou du moins une ristourne. Je sais que des grands groupes hôteliers obtiennent des prix pour pouvoir offrir à leurs clients un pack promo (vol, hébergement, restauration) à des prix compétitifs, pourquoi pas vous, Là encore une vrai politique et un regroupement (asso) de tous les acteurs, (Office du tourisme, gites et petites structures, hôtels enfin tous les prestataires de services trouverons leurs comptes).une mobilisation s’impose.
    Les grosses structures hôtelières sont indispensables ce sont elles les locomotives, elles ont le poids l’image idyllique, d’une forme de tourisme très recherché plus conformisme, je suis d’ accord avec le texte EXOTISME FIESTA les touristes viennent pour faire aussi la fête, en métropole tous les centres balnéaire on une zone de FIESTA , ont y regroupe sur la même zone des restoS, des boites de nuits, des bars, des casinos, le tout pour s’amuser et consommer, et tous cela ouvert presque 24H SUR 24H.l’Espagne est passée maitre en la matière (IBISA).Les touriste aiment le matin faire de la découverte, l’après midi de la plage plongée, et le soir faire la FIESTA (resto, casino, boite).
    Enfin pour finir comme je vous l’ais dit au début, je ne suis pas là pour vous donner des leçons, mais pour vous rapporter les tendances en Europe.
    J’aimerais que l’on me réponde, d’une par sympathie, et de deux pour avoir plus de renseignements sur la Nouvelle Calédonie.
    philipperatazy@hotmail.fr Merci et n’hésitez pas à me faire (du rentre dedans) si vous avez trouvé mon intervention nul ou déplacée.

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