PENSEES URBAINES

A quand des infirmiers locaux en nombre suffisant ?

Posted by admin on Jeudi 5 février 2009 and filed under A la une, Actualité, Santé, Sciences & Environnement. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry - Article lu 1 972 fois

Les résultats de l’admission au concours d’entrée à l’IFPSS NC (Institut de Formation aux Professions Sanitaires et Sociales de la Nouvelle Calédonie, section INFIRMIERE sont les suivants :

Concours d’entrée en formation au diplôme IDE 2008 (entrée en formation, février 2009)

Nombre inscrit : 212 - Admissible (écrit) : 86 - Admission (oral) : 56

Pour 30 places au concours, ont réussi

Nombre d’Inscrits
Admissibles
Reçus (*% admis)
74 Kanak
17 Kanak
04 Kanak (13,30 %)
40 Calédoniens
19 Calédoniens
04 Calédon. (13,30 %)
37 Polynésiens
08 Polynésiens
02 Polynésiens (6,60 %)
61 Métropolitains
42 Métropolitains
20 Métro. (66,60 %)

* Sur les 20 métropolitains, 18 sont non citoyens dont 14 arrivés entre 2006 et 2008

Alors que l’Accord de Nouméa a pour ambition de réaliser « le rééquilibrage et l’accession des kanak aux responsabilités dans tous les secteurs d’activités », la sous représentation des kanak dans une formation préparant au diplôme d’état infirmier ne peut que nous interpeler et susciter des interrogations.

Cette situation qui perdure depuis plusieurs années, si elle ne s’améliore pas, rend les océaniens et en particulier les Kanak très minoritaires dans le corps des infirmiers et presque inexistants à un niveau supérieur des métiers de la santé (infirmiers spécialisés, cadres de santé …..).

infirmiers

Par ailleurs, ce secteur santé social est un grand pourvoyeur d’emplois : rappelons qu’en 2007, la pénurie a nécessité le recrutement, en France, de 150 infirmiers !

Comment ne pas s’inquiéter d’un tel constat alors qu’une école d’infirmière existe depuis plus de trente ans, et que dans le vivier des jeunes bacheliers (niveau requis pour le concours) du pays se trouve un nombre appréciable de candidats intéressés par la profession (74 kanak sur les 212 inscrits en 2008, soit, environ 1/3).

Sans vouloir remettre en cause la compétence et l’impartialité du jury, l’analyse des modalités du concours nous semble pouvoir apporter des éléments de réponse :

- le concours d’entrée est ouvert à tous, y compris aux jeunes qui viennent d’arriver sur le pays et susceptibles, pour certains, d’en repartir. Pour nous il y a urgence qu’une loi du pays limite l’accès au concours aux seuls candidats citoyens de la Nouvelle Calédonie, comme cela se pratique d’ailleurs en France depuis plusieurs années (ex : L’école d’orthophonistes de Toulouse a refusé l’inscription d’une candidate parce qu’elle ne relevait pas de cette académie !).

- L’admission au concours se fait par ordre de mérite : les 30 premiers. Certains autres, qui ont obtenu une moyenne suffisante et, de ce fait, ont la capacité à suivre les 3 années de formation, ne sont pas retenus.  Par ailleurs, les trente premiers sont souvent les personnes qui maîtrisent le mieux la langue française. Une double rentrée (en février et septembre) comme on a su le faire en France, en période de pénurie, ouvrirait le concours à 60 personnes et permettrait, probablement, d’accueillir davantage de jeunes locaux en formation.

- un concours dont les tests psychotechniques créés en métropole favorise un certain profil de candidats, et en particulier, ceux qui viennent directement de France. Cette problématique ancienne, a déjà été soulevée par des professionnels qui proposaient de construire des tests adaptés aux publics concernés.

L’effort de rééquilibrage devrait s’exercer déjà dans l’accompagnement de jeunes des Iles, du Nord et du Grand Sud pour une meilleure réussite au concours.

Ces dernières années que constatons-nous ?  L’IFPSS NC ne favorise pas l’accompagnement des jeunes locaux :

- Les cours préparant au concours n’ont lieu que sur Nouméa, en cours du soir, favorisant les personnes ayant un moyen de locomotion.

- Les personnes retenues pour les cours préparatoires sont majoritairement métropolitaines, non citoyennes :

TEST de préparation au concours IDE 2008

Inscriptions (85)
Refusés (34)
Admis (51) (% refus)
35 Kanak
19 Kanak
15 Kanak (54,28 %)
16 Calédoniens
06 Calédoniens
12 Calédo. (37,50 %)
07 Polynésiens
04 Polynésiens
03 Polynésiens (57,14 %)
27 Métropolitains
05 Métropolitains
21 Métro. (18,50 %)

Le gouvernement a remis en place, à compter de la rentrée scolaire 2009, le statut d’élève fonctionnaire, pour les 17 premiers admis au concours. Or, il s’avère que, parmi les 17 premiers, 9 sont des métropolitains non citoyens qui deviendront fonctionnaires à l’issue de leur formation.

Il est urgent, pour le développement de la santé du Pays, d’être au clair sur les enjeux de formation et d’engager enfin des choix garantissant le rééquilibrage prévu par l’Accord de Nouméa. La mise sur le marché du travail de professionnels locaux qualifiés répondra aux besoins de la population et évitera la venue massive de personnels expatriés moins adaptés aux réalités culturelles du Pays.

Iris Garcia et Madeleine Ounou
Formatrices, préparation concours infirmier, Province Iles Loyautés

31 Responses for “A quand des infirmiers locaux en nombre suffisant ?”

  1. Le Cagou Masqué dit :

    Enfin un sujet caractéristique qui met en avant le sentiment anti-métro, et surtout pro-kanak puisque pour les ressortissants nés sur le caillou, les auteurs ont différenciés les kanaks des autres calédoniens. Ce genre de discours est à mon sens stérile, le concours comme tous concours au sein de la république est ouvert à tous, et seuls les meilleurs sont choisis.
    Rien n’est acquis d’avance, il faut bien s’y préparer sinon quelle sera la qualité de soins à venir avec de tels discours.
    D’autre part, rappelez moi votre nationalité sur vos papiers d’identité?
    Concernant la protection de l’emploi local, elle ne vaut qu’en cas de départage face à des candidatures avec des profils égaux.
    Les discours pro-ethniques ne font qu’alimenter les polémiques et réveiller le passé, alors que le caillou devrait se tourner plus que jamais vers l’avenir. De plus comme disent les anciens, si vous vouliez un bon boulot ou gagner plus, il fallait bien travailler à l’école.

  2. Tom Varennes dit :

    Article 15 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948:
    _ Tout individu a droit à une nationalité.
    _ Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

    Ce terme de “non-citoyens” me gêne, je trouve même que ça sent le soufre…

  3. 007 dit :

    C’est pourtant bien comme cela qu’on peut les définir cher Tom. Alors je sais que les mots ont un sens mais ce terme est employé à longueur de journée par la majorité des médias et des politiques. On parle bien de citoyen et de non-citoyen, non ? Je ne cautionne pas à 100% cet article mais en comprend le fond, il y a clairement un problème.

    007

  4. Tom Varennes dit :

    Ah désolé!!! Evidemment si le terme est utilisé par une majorité de politiques et les médias, c’est qu’il doit être vrai et juste…
    Pour autant, sur le fond on est d’accord.

  5. Rigoberto dit :

    Tom, je ne vois pas la contradiction avec la déclaration des droits de l’homme:

    -les non citoyens ont tous une nationalité: Française ou autre.
    -personne n’a été privé de sa nationalité, ni du droit d’en changer.

    Je ne vois pas où est le problème par rapport à l’article 15 .

  6. Rigoberto dit :

    Ce que je trouve étonnant c’est que nous formions uniquement 30 infirmiers, alors que 56 avaient le niveau pour intégrer l’école et que nous soyons obligés de recruter 150 infirmiers en 2007.
    Le problème est que le gouvernement devrait augmenter le nombre de places au concours.
    Former à tout prix des infirmiers Kanak en pratiquant la discrimination positive pose le problème délicat de la compétence dans des métiers sensibles comme médecins, pilotes, la population même Kanak, préfère t elle être pilotée ou soignée par un Kanak ayant bénéficié d’une discrimination positive, il est certain que non, un sondage dans la population clôturerait immédiatement cette polémique stérile pour ce genre de métiers.

  7. Servefa dit :

    Il me semble qu’à l’île de la Réunion, département français, aux différents concours des professions de la santé, les réunionnais partent avec des points d’avance…

    Autre exemple: les concours d’entrée aux lycées militaires. Suivant que vous êtes pupille de la nation (ça se comprend…), fils de général, fils de simple sergent, ou fils de non-militaires, vous partez avec des points en plus…ou pas du tout (dans le dernier cas) !

    Tous les concours de la République sont ouvert à tous, mais pas avec une réelle équité. Il ne faut pas se voiler la face sur ce point.

  8. Roxane dit :

    Débat très interéssant. Je voudrais simplement vous rappeler quelque chose: il y a plusieurs années de celà le FLNKS, déplorant notamment l’absence de jeunes médecins kanak souhaitait former des étudiants à l’université de Fiji et en 5 ans!!! Peut-on comparer les universités de médecine françaises avec celles de Fiji??? Heureusement ce projet a fait long feu…
    Le problème, au regard des chiffres mis dans l’article, ne concerne pas que les kanak, mais également les jeunes calédoniens. Ne faut-il pas aller encore en amont et voir de quelle façon on leur “donne “le bac.(Je connais des bacheliers dont le niveau de connaissance et de curiosité est proche du néant). Alors effectivement, arrivés aux portes des concours, ils se cassent les dents! De mon point de vue le problème n’est ni ethnique, ni social, il est culturel. Sans être réductrice je dirais que les jeunes kanaks et caldoches n’ont pas envie de faire de longues études, ne veulent pas s’exiler (sauf peut être sur la Gold Coast) , ne veulent pas rompre avec les facilités de la vie calédonienne.Trop gâtés? peut être mais le problème , c’est que ça se paye tôt ou tard. Changer les mentalités, éduquer, instruire mieux, oui. Descendre le niveau des diplômes ou les concours d’accès aux concours ce serait franchement dramatique. Pour eux…comme pour nous

  9. ouimais dit :

    La seule réponse à cette problématique du rééquilibrage par l’emploi local des populations autochtones, pour ne pas employer de mots sujets à controverses (citoyen, immigré…) qui opposent sans apporter de réponses de fond, passe par des efforts de détection des potentiels, de suivi et de formations…d’une vrai politique volontariste dans ce domaine et non de l’affichage!
    La discrimination positive est une voie qui nécessite une détection précoce des potentiels. Arrivé au bac, qui ,nous sommes d’accord, tend à niveler vers le bas, il est déjà trop tard.
    Il faut accompagner et encourager dès le primaire, qui hélas, n’a qu’une seule ambition: faire avancer les enfants à marche forcée vers le collège…et chacun un peu à sa façon : la DENC (programmes scolaires), les provinces chacunes jalouses de leurs prérogatives en matières d’éducation, et les mairies pour la logistique, accentuent à mon sens les inégalités par une incohérence générale de l’action. Une administration pléthorique et divisée pour construire la base de la société de demain est une aberration face au défi que doit relever ce tout petit pays.
    Passer par la législation, protéger l’emploi public local ? alors avec prudence, car bien malin celui qui peut décréter la compétence !
    Le savoir, la compétence ne se décrètent pas, ils s’acquièrent tout au long du chemin. Au fait, a-t-on vraiment tracé le chemin en Calédonie ? Celui qui consiste à mettre un jeune en proie à ses doutes “le cul dans l’avion” pour aller voir ailleurs comment ça se passe est une caricature de ce que l’on peut faire en matière de formation et de construction des individus. Les partenariats entre écoles et universités, les formations universitaires à distance dont l’offre est en train d’exploser…les solutions ne manquent pas.
    Nos élites devraient aller faire un tour en Afrique du nord ou sub-saharienne (moins confortable et flatteur que le Quebec c’est sûr), et prendre de la graine sur les initiatives prises en matière de formation avec des moyens plus que dérisoires.

  10. Arike la bande!
    je pense qu’il ya surement milles et une causes à cette problématique de réussite des citoyens calédoniens, peut étre est ce l’enseignement? peut étre est ce l’espace culturel non occidental? les océaniens seraient ils moins bon que les occidentaux?
    La paix civile sur ce pays est issue des accords de matignon-oudinot puis de Nouméa, les gens n’ont malheureusement aucune notion de l’esprit de ces accords, la paix et le rééquilibrage!
    La paix sous conditions, une reconnaissance du peuple KANAK à une décolonisation et à une autodétermination, une reconnaissance de l’état français à l’accompagner dans cette démarche et une reconnaissance des loyalistes ( ceux qui maitrisaient l’économie et le systéme politique) de faire un REEQUILIBRAGE en faveur des kanaks.
    20 ans après des professionnels alertent les institutionels et toujours autant de méconnaissance de l’histoire de ce cailou subsiste.
    On peut croire naivement que les océaniens sont fainéants ou moins intelligents mais de là à nier l’évidence, il y a du non-sens.
    Ce n’est pas normal que sur les 20 métropolitains, 18 sont non citoyens dont 14 arrivés entre 2006 et 2008!!!
    C’est des formations payaient par le pays pour des gens du pays, pas pour des gens qui vienne d’arriver!
    C’est si dure à comprendre que ce soit des locaux qui soient prioritaire, il y a une question de logique après les accords de matignon-oudinot et de Nouméa.
    Pourquoi laisser un systéme d’accés au formation discriminatoire envers les gens de ce pays?
    Je suis content que des gens le dénonce pour qu’on en parle, qu’on le change avant que la paix soit remise en cause.

    Kanakement,

  11. Rigoberto dit :

    Si 56 personnes ont été reçues à ce concours pour 30 places, il aurait fallut prendre en priorité les citoyens du pays, puis ensuite les autres puisque ces 56 personnes avaient tous le niveau pour devenir infirmiers.
    Une loi de pays devrait stipuler que pour ce type de concours les 30 places soient prioritairement réservées aux citoyens et ensuite aux non citoyens en fonction des places restantes.
    Cette loi serait compatible avec l’ADN et tout à fait logique.

  12. ouimais dit :

    Houlà ! vous faites peur !
    “océaniens”, “métropolitains”, “non citoyen”, “occidentaux”, “citoyens calédonien”, “gens du pays”, “gens qui viennent d’arriver”, “citoyens du pays”, “ADN”. “locaux” “kanak”
    Mais de qui parle-t-on exactement ? Il y a beaucoup de gens différents en Calédonie, mais pas au point d’avoir une classification digne d’une collection d’un muséum d’histoire naturelle.
    Ouvrez vos yeux et cessez d’écouter les âneries dont on vous abreuve !
    Et par exemple, un calédonien, non citoyen qui est parti travailler plus de 10 ans en métropole, ç’est prioritaire sur un métropolitain citoyen qui est là depuis 98 ou pas ?
    Si c’était aussi simple et réducteur que vous le dites, il y a longtemps que ce serait fait. N’oubliez jamais que derrière tous ces noms il y a des vrais gens qui ont tous le droit au respect et à la dignité. Ce n’est pas en se montrant du doigt qu’on va y arriver, sinon on se place dans le registre de “c’est celui qui dit qui y est”. Priorité aux Kanak oui, mais aussi aux calédoniens et il faudrait déjà savoir ce qu’est un calédonien. Si c’est qu’une histoire de droit de vote avec une date de 10 ans, alors on peut trouver des tas de règles à la c… comme celle là où personne ne se retrouvera vraiment. En même que la citoyenneté, il n’ y avait qu’à geler les frontières, l’emploi, la natalité des calédoniens non kanak aussi tant qu’à faire.
    Bref, n’importe quoi…

  13. Oui mais ne soyez pas effrayé svp!
    vous vivez ici dans Pays d’outre mer, la nouvelle calédonie est de loin un département de france, c’est un pays qui a un statut spécifique depuis l’accord de Noumea. Sur ce statut la France a reconnu le corps electoral gelé qui garantit un forme de citoyeneté.
    Je peus comprendre que c’est difficile à admettre pour un métropolitain mais un citoyen calédonien parit travailler dix ans en métropole sera toujours un citoyen calédonien.
    La notion de citoyeneté est justement définit dans l’accord de Nouméa, je vous conseille pour une meilleure adaptation dans ce pays d’accépter ce que les calédoniens ont définis pour garantir la paix civile et le rééquilibrage.
    On ne peut pas arriver comme ça dans un pays et remettre des acquis qui nous garantisse un stabilité politique et civile.
    Nous souhaitons prendre des gens d’ailleurs si nous n’avons pas les compétences mais que les citoyens calédoniens soient prioritaire pour l’accés à la formation, aux bourses et à l’emploi.
    C’est la logique des accords de MATIGNON-OUDINOT et de NOUMEA!
    Tout le monde a le droit à la dignité certes mais n’oubliez que vous vivez dans un pays en construction et que vous n’étes pas en METROPOLE.

    Kanakement,

  14. 007 dit :

    Tu es chez moi, chez toi… mais n’oublies pas que tu es chez moi !

  15. Rigoberto dit :

    Un petit conseil pour ton information ouimais, lis ou relis les accords de Nouméa si tu souhaites vivre dans ce pays et respecte les.
    Amitiés

  16. DNLGMT dit :

    (Il n’y a pas eu une grève jadis parce que l’examen en fin de cycle était trop difficile)

    Peut être un manque de préparation ou de motivation au concours de la part des candidats !!! ou d’un mauvais encadrement dans le cadre de la préparation de ce concours !!! peut être les deux !!!
    La ligne de départ est la même pour tout le monde, la ligne d’arrivée aussi.

    “Il faut peut être se sortir les doigts du cul pour arriver à quelque chose.”

  17. Arike la bande,
    ta capacité a etre vulgaire montre je n’en doute pas ton incompréhension total du peuple kanak et calédonien. Ce que tu dis est valable en métropole mais pas ici!!
    La problématique c’est que les calédoniens ne sont pas prioritaire sur des dispositif qu’ils ont mis en place par leur volonté et surtout pas leurs finances.
    Toute la notion de citoyeneté calédonienne est là, si tu ne le comprends pas change de suite de pays, tu perds ton temps ici!

    kanakement,

  18. MOMO dit :

    Prenez exemple sur Obama, il est arrivé là où il est à force d’études. Son parcours est admirable et exemplaire. Pas d’excuse de race, de citoyenneté, ou autres prétextes pour réussir. TRAVAIL - ETUDES ET PUIS C’EST TOUT.
    Ceci dit, si les “locaux” arrivent moins bien que les autres, c’est peut être à cause de la faiblesse et de la qualité de la formation reçue. Les formatrices Iris Garcia et Madeleine Ounou, si promptes à réagir, devraient peut-être s’interroger sur leur propre travail et se remettre sérieusement en question. Ce n’est pas la peine de détourner l’attention sur des problèmes dont elles sont elles mêmes les actrices. La santé c’est important et il n’est pas question de brader la formation des infirmiers et infirmières. Méritez hautement votre place.

  19. Rigoberto dit :

    Les noirs aux Etats Unis en sont arrivés là grâce à la lutte de Martin Luther King, la mise en place de la dicrimination positive et plein d’autres choses qui ne te font pas plaisir.
    Ton histoire de travail études est vrai mais ne suffit pas car un plafond de verre continue d’empêcher certain d’acceder à des postes: femmes, ethnies etc…

  20. DNLGMT dit :

    Merci, MOMO.

    Quelles sont les solutions que LE VILAIN PETIT CARNARD préconise t-il pour améliorer cette situation, mis à part me reconduire à TONTOUTA.

    Je ne suis pas du tout d’accord avec ce classement éthnique, pourquoi pas aussi Kanak de la grande terre, des iles et Calédonien blanc ou asiatique et autre.

    Par contre on pourrait nous renseigner sur l’origine scolaire des candidats :
    Grand Nouméa
    Brousse
    Métrôpole
    ce qui nous soulignerait de toute évidence une grosse lacune dans notre système d’éducation.

    Combien gagne un/une infrimière après sa sortie d’école ?
    Sont ils indexés. (J’ai vu fonctionnaire dans les posts)

    tata

  21. Une infirmière d'ici ! dit :

    “un concours dont les tests psychotechniques créés en métropole favorise un certain profil de candidats, et en particulier, ceux qui viennent directement de France.” Non, mais j’hallucine !!! Les tests psychotechniques sont faits à base de calcul, de raisonnement et de rapidité d’exécution … Où est ce que les candidats venant de métropole sont plus avantagés que les locaux ??? Il suffit de s’acheter le petit bouquin de préparation et de s’entrainer !!!! Surtout que c’est toujours les mêmes qui reviennent …
    Maintenant, je suis infirmière et calédonienne depuis 5 génération et j’ai fait mes études à l’IFPSS Valentine Buaillon, et quand on est IDE on a pas le droit à l’erreur ! On parle là quand même de santé ! Si on prend les 30 meilleurs c’est qu’il y a quand même une bonne raison …. Oubliez pas que quand vous serez dans un lit d’hôpital vous ne voudrez pas être non plus un cobaye !!! Maintenant, si il y a moins de Mélanésiens et Calédoniens que de Métropolitains posez vous les bonnes questions mesdames mes anciennes monitrices ( heureusement que de très bons bouquins sur les soins infirmiers existaient déjà …)et interrogez vous sur vos capacités à former les futurs postulants au concours !

  22. Arike la bande,

    on pourrait débattre sur des pages et des pages, il y a une question de reconnaissance des métropolitains qui arrivent.
    Il y a l”accord de Noumea et son esprit à respecter pour vIvre ensemble, c’est pas un problème de faire venir des compétences qu’on a pas localement, au contraire!
    Mais notre pays a besoin qu’on donne la priorité aux calédoniens, c’est ça le sens des accords. Donner 18 places à des métropolitains qui viennent de débarquer n’a aucune logique surtout quand des locaux ont le potentiel et sont mis en liste d’attente.

    IL Y A EU UNE GUERRE CIVILE ICI ET DES ACCORDS NE L’OUBLIEZ JAMAIS SI VOUS SOUHAITEZ VIVRE DANS CE PAYS!!

    Après que vous souhaitez faire vos “CESARS” qui croyent arriver en territoire conquis détrompez vous!
    c’est le meilleur moyen pour creer une certaine radicalisation anti 5/5. Heureusement que tous les métros ne pensent pas comme vous et que beaucoup le comprennent et s’en accomodent bien, d’abord par humilité, puis par connaissance de l’accord de Nouméa.

    Restez à vivre dans votre monde virtuel mais vous ne serez jamais associer au destin commun qu’on essaye de faire dans ce pays si vous conti nuez comme ça( je pense qu’ils se reconnaitront) .
    De toutes façon si il y a une nouvelle guerre civile vous serez les premiers à plier bagages donc un peu de comprehension et de reconnaissance serait la bienvenue dans votre nouvelle ELDORADO.

    invitation à tous:

    MOBILISONS NOUS POUR UNE GRANDE MARCHE DES CITOYENS DU PAYS

    VENDREDI 13 FEVRIER2009 Dès 8h - Place du MWA KAA (Baie de la Moselle)

    Kanakement et rendez vous aux gens que se sentent de vivre durablement dans ce pays,

  23. Momo dit :

    Donner la priorité aux calédoniens, oui bien sûr, personne ne dit le contraire, à condition toutefois qu’ils aient bien les compétences, tu l’as même écrit. or manifestement les recalés se font damner en masse le pion par les expatriés, c’est donc qu’ils n’ont pas le niveau. C’est plus que clair. Qui corrige les copies ?? Les formateurs ne sont peut-être pas au top eux mêmes, incapables qu’ils sont d’élever la qualité de leur enseignement et donc d’obtenir des résultats sur le terrain. Certains élèves manquent sûrement aussi de motivation ou peut être espèrent-ils en douce qu’on abaisse le niveau de l’examen, au nom du rééquilibage. Ce serait un très mauvais calcul pour le pays. Qu’on arrête systématiquement de chercher des excuses à la médiocrité. Les calédoniens ne sont pas plus bêtes que les autres, il faut simplement qu’ils s’arrachent les tripes pour se hisser socialement et prouver qu’ils ont tout le talent pour réussir, eux aussi. Mais en attendant qu’une élite calédonienne se forme, je préfère ne pas être un cobaye entre des mains incompétentes.

  24. Line dit :

    Bonjour à tous,
    Vilain petit canard peux- tu me donner plus d’infos sur la marche de vendredi 13 février?
    Qui organise cette manifestation et quel en est le but ? Merci

  25. cobalt57co dit :

    Comme dit Momo, ils n’ont pas les compétences pour passer le Diplôme d’État (D’ÉTAT, je répète…).
    Donc, concours pour tout le monde pareil, études identiques +/- selon la compétence des formateurs et du travail des élèves et ces études sanctionnées par ce fameux diplôme d’État, pour tout le monde pareil encore, avec la reconnaissance qui va avec…
    ça ne sert à rien de faire entrer 30 personnes à l’école pour en faire sortir une dizaine(et encore, vu les résultats du concours), qui vont l’avoir ce fameux papier…s’il y a un contingentement des places d’accueil, c’est en fonction de la capacité de l’école et des futurs postes disponibles(la politique de formation des diplômes d’État, à la différence des diplômes délivrés par l’éducation Nationale, c’est que le ministère de la Santé se préoccupe de ne pas saturer le marché du travail par des gens diplômés qui ne trouverons pas de postes…).Faut ‘il intégrer les futurs échecs de nos valeureux candidats et faire une école avec 120 places d’accueil (il va falloir agrandir et augmenter le staff encadrant) pour avoir le quota désiré à la sortie? Stratégie de l’échec, pour certains, ils on en fait des livres et des films (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_strat%C3%A9gie_de_l%27%C3%A9chec), mais s’il faut en arriver là…d’ici là, un diplôme local d’infirmier sera sûrement sortie de derrière la pile de dossier, mais ce ne sera pas un Diplôme d’État.

    Pour résumer: si tu veut un DE, mérite le!

  26. cobalt57co dit :

    [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/La_strat%C3%A9gie_de_l%27%C3%A9chec[/url]

  27. cobalt57co dit :

    J’abandonne, pour le lien…

  28. Salut LINE!

    réponse à tes questions sur
    http://www.kanakystyle.com/article-27550522.html

    COIN COIN LE VILAIN PETIT CANARD,

  29. IDEmétro dit :

    Bonjour à tous,

    infirmière DE métropolitain, mariée à un Calédonien, je constate que comme dans tout débat en Calédonie, les esprits s’échauffent, les opinons s’envolent pour que finalement ressortent les propos racistes.
    Derrière tout cela, il y a beaucoup de souffrance et d’incompréhension mutuelles.

    Bien sûr qu’il n’y a pas assez IDE locaux, cela me semble d’autant plus important que malgré toute notre bonne volonté et notre savoir faire, en tant qu’infirmiers métro, notre savoir être fera toujours un peu défaut.
    Je veux dire par là, que le culture Calédonienne, son histoire, et les modes de vie et de pensée des peuples de ce territoire, nous resterons malgré tout toujours un peu étranger.
    Au final, nous n’avons pas la même approche de la vie et de la mort, la même approche de la maladie.

    Cependant, entre une erreur de comportement et une erreur dans nos actes infirmiers, que choisir?!
    Je me pose la question.
    Sommes-nous bien conscient que dans tout cela nous parlons d’un métier où nous avons bien souvent la vie des gens entre nos mains, leur santé et leur bien être?

    Je suis pleinement d’accord, il faut préserver l’emploi local.
    Pourquoi embaucher des zoreilles alors qu’il y a des une population sur ce territoire.

    Alors d’où vient le problème?
    Au delà de la polémique sur la qualité de l’enseignement de l’école d’infirmière ( certaines écoles métropolitaines ne sont pas non plus des modèles!), je pense en effet que le niveau au concours n’est pas suffisant.Peut être même au bac, mais je n’ai pas compétence en la matière pour en juger.

    Il y a certes des disparités de niveau d’enseignement sur le territoire, des différences de moyens, des différences culturelles.
    Alors l’effort est à faire localement pour équilibrer ces niveaux.

    Dire que les jeunes Calédoniens ne veulent pas faire d’études, d’efforts n’a finalement que la valeur d’une généralité.Certes, cela existe bien plus qu’on ne le souhaiterait, mais les moyens leur sont-ils donnés pour avoir envie d’aller plus loin.
    Je parle de moyens scolaires, financiers, culturels et sociaux mais je parle aussi du regard que nous avons sur eux.
    Il faut aussi leur donner l’envie de se dépasser, leur permettre de croire en eux et en leur pays.
    A force de s’entendre dire qu’ils n’ont pas le niveau, ne vont-ils pas le croire?
    Si je te dis tout le temps que tu es nul en math, alors oui vas-tu te dire je suis nul en math alors à quoi bon faire l’effort puisque c’est comme ça?

    Peut-être en plus de mettre les moyens faudrait-il aussi croire en eux!

    N’oublions pas aussi qu’infirmier est un métier difficile, et même en métropole et dans bien d’autres pays il y a pénurie et de mois en moins de jeunes souhaitent suivre cette voie.

  30. nicky dit :

    Bjr à tous!!!c’est nicky ,je suis infirmier kanak.
    Merci tout d’abord à Mme OUNOU et Mme GARCIA,comme toujours, en marche pour faire prendre conscience aux gens d’ailleurs et meme du pays qu’il y a un réel problème dans notre prise en charge de la formation des professionnels de santé localement.
    non pas par la qualité de la formation ,j’ai été formé par vous et je suis devenu infirmier spécialisé,mais par des obstacles que ceux qui ont un regard extérieur ne se rendent pas compte!!!
    ce fameux “plafond de verre” qui a été cité un peu plus haut!
    j’ai préparé mon concours aux loyautés,je suis arrivé 3ème au concours sans etre passé par la case métropole,comme quoi!
    début des problèmes!!!
    Des génies ont une la superbe idée de changer le statut d’élèves fonctionnaires en statut d’étudiant en soins infirmiers,donc,bourse de 35 000fr /mois au lieux d’un salaire comme chez les stagiaires fonctionnaires de la police par exemple!
    donc faut se loger,chez la famille pour la plupart,!!!une amie des iles logait chez les soeurs,loyer 35 000fr,heureusement que son copain bossait!!!
    donc première bourse je me prend un vélo,ben oui comme çà économie,pas de bus à payer!
    donc les midis c’est sandwichs les grands jours,ou nems,ou rouleaux de printemps plutot!
    ah oui,y’en avait qui étaient parents ,le mot “sacrifice” prend tout son sens!!!
    mais bon!!!il faut “s’adapter” j’aime bien ce mot!!!
    un jour une amie des iles a arrété sa formation!!!,pourquoi?
    Parce que pendant une mise en situation professionelle une surveillante là “descendue” parce qu’elle avait expliqué en Drehu(langue vernaculaire de lifou à un enfant sa maladie,l’enfant ne parlait pratiquement pas en français,et oh malheur!!!!! la stagiaire avait omis de dire à l’enfant que celui ci avait une gastro entèrite aigue,……..n’importe quoi!!!!!!!!(ah oui là surveillante etait métropolitaine,j’avais peut etre oublié ce détail!)
    ah oui,pendant que je venais à l’école en vélo,y’en avait qui avait des 206 comme cadeau d’anniversaire,çà ne me dérange pas,mais juste pour que vous ayez une image de la diffèrence “de moyens”entre étudiants,!
    Nos monitrices vivent ces moments avec nous et voient les problèmes!!!
    ,elles agissent comme elles peuvent à leur niveaux,alors soyez indulgents,
    nous sommes le pays du nickel et nous n’y arrivons pas quand meme,des pays dix fois plus pauvres que nous envoies des charters d’étudiants qui
    reviennent médecins,parce que leurs politiques leurs donnent les moyens et en font leur priorité!!!
    Pas de débat métro,kanak ,calédoniens ,polynésien,donnant nous et à nos enfants les moyens et textes de lois qui feront qu’ils puissent devenir des agents de santé motivé et efficace,car nous seront tous amenés à vivre ensemble,c’est ensemble et pas les uns contre les autres qu’on y arrivera!!!
    Merci à tous!!!

  31. Pierrot dit :

    Bonjour,
    Je pense que le problème ne vient pas de la discrimination positive ou non, mais de nos gouvernement qui ne privilégie pas l’éducation par rapport au reste, pourquoi devrait on faire un concours spécifique, personnellement je n’accepterais pas un système aux rabais pour mes enfants. Il nous faut des prépa au science po, des prépa au médecines, des collèges, lycée et primaire avec des prof de qualité. La Richesse d’un pays c’est sa population et ses cerveaux.

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