Ici encore un article déjà publié dans Les Infos qui n’attend que vos réactions. Je profite du média pour y ajouter quelques illustrations.
Les difficultés d’accès au centre-ville, qui, nous l’avons vu précédemment ne sauraient être résolues miraculeusement par la construction d’un autopont au carrefour de Mageco (ne vous laissez pas berner par la campagne de communication actuelle !), conduisent à réfléchir à une refonte de la mobilité urbaine dans le Grand Nouméa. Cette tâche est ardue et l’entreprise hardie. Je ne m’aventurerai donc pas dans l’exposé d’une solution clé en main, mais me contenterais de vous faire part de réflexions relatives au constat de la situation actuelle et de propositions et interrogations sur des choix qui pourraient être faits.
Et on appelle ça le progrès !
Il n’est pas question dans les prochaines lignes de jeter l’anathème sur l’automobile, qui a représenté et représente encore un formidable outil de liberté, mais de souligner les limites de son utilisation exclusive en milieu urbain. Qu’on se le dise : dans le grand Nouméa toute personne socialement intégrée est dépendante de l’automobile. Mais, la logique de ville automobile sur laquelle s’est construite l’agglomération flirte de plus en plus avec ses limites, les fameux bouchons d’entrée et de sortie de ville en témoignent. Si nous continuons dans cette logique, pour contrer les bouchons, il faudra construire toujours plus de routes avec des carrefours toujours plus coûteux et trouver dans la ville toujours plus de stationnements. Pourtant la congestion demeurera, car elle est inévitable et que sa résorption est semblable au supplice de Tantale. Les métropoles américaines ont dépensé des millions de dollars à construire des voies rapides toujours plus larges, à superposer les routes les unes sur les autres, sans parvenir, finalement, à réduire la congestion (1). Car à partir d’un certain degré d’urbanisation, la congestion constitue un état d’équilibre entre la demande de trafic et l’offre de déplacement. Aucune ville au monde ne peut se vanter d’y échapper. La continuation de la logique automobile, on le voit donc, serait sans effet, à moyen terme - peut-être avant ?-, sur la résorption de la congestion. Et à Nouméa plus encore que partout ailleurs, du fait de la morphologie des lieux, de la topographie chahutée et du resserrement de la presqu’île au niveau du quatrième kilomètre. Surtout, cette logique sera immédiatement néfaste pour le paysage urbain, car les voies créées ne manqueront pas de s’élever comme des barrières entre les quartiers, favorisant leur enclavement. De plus, la circulation automobile génère une pollution atmosphérique nocive pour les populations vivant à proximité des voies à grande circulation et est à l’origine de situations de stress. En effet, l’équilibre de la congestion est un équilibre fragile et instable, et il suffit d’un incident ou de conditions météorologiques délicates pour empirer une circulation déjà difficile. Il s’ensuit une incapacité pour l’automobiliste de prévoir son temps de parcours et donc de l’énervement et du stress. Enfin, il convient de reconnaître qu’un tel système automobile favorise l’exclusion sociale. L’automobile est un mode de transport coûteux et son développement se fait, depuis bien des années à Nouméa, au détriment des autres modes de transports plus accessibles aux populations défavorisées. Ces populations ont donc encore plus de difficultés à s’insérer dans la société active et deviennent de plus en plus mises au ban.

Le cercle vicieux de l'automobile en ville
Il apparaît donc nécessaire de construire une politique de mobilité urbaine qui ne privilégie plus un seul mode mais offre à chacun le choix d’une multitude de solutions. La structure actuelle ne rend pas trop complexe la mise en œuvre d’un réseau de transports collectifs à l’échelle de l’agglomération qui soit rapide, efficace et confortable. Afin d’éviter la congestion, et pour offrir aux voyageurs des temps de parcours réduits et prévisibles, ce système de transports publics doit circuler sur des voies réservées et être prioritaire aux carrefours. Ce transport pour être attractif offre en outre des conditions de confort optimales, avec, pourquoi pas, une connexion Wifi gratuite permettant la lecture de sa messagerie ou des nouvelles de la nuit. Il est surtout nécessaire qu’il fasse preuve d’une grande régularité et que son réseau évite au maximum aux usagers de changer de bus pour venir au centre-ville (c’est à dire l’exact opposé de ce qu’il se passe entre Carsud et Karuïa, où la ville de Nouméa n’accepte l’entrée des bus Carsud jusqu’au Bingo qu’au prix du paiement d’une “dîme” par la Province Sud). Il serait toutefois délicat pour les villes de Païta, Dumbéa et Mont-Dore de créer un réseau urbain qui couvre la totalité de leur territoire, aussi le système de transport à l’échelle du Grand Nouméa doit-il compléter l’utilisation de l’automobile par l’intermédiaire de parcs de stationnement d’incitation (les anglais appelle cela le car oriented transit). Judicieusement situés, par exemple à proximité de centres commerciaux, ces parcs de stationnement présenteront d’indéniables avantages aux usagers.

Une autre façon de lutter contre la congestion...
Mais la mise en œuvre de ce système de transports collectifs ne saurait être suffisante. Car, ceci est un exemple, une fois parvenu au centre-ville, l’usager aura bien du mal à se rendre à Magenta s’il a une consultation médicale. Il importe donc de permettre une mobilité interne à la ville, entre ses différents quartiers. Plusieurs possibilités existent. Outre le renforcement des transports collectifs urbains d’autres solutions plus exotiques pourraient avoir les faveurs des usagers. Par exemple l’autopartage, qui permet d’emprunter une voiture à un endroit et de la rendre à l’endroit de son choix pour des périodes courtes, ou son pendant à deux roues, le vélopartage (principe du vélib’ ou du vélov’), mais, pour prendre en considération la topographie de la ville, pourquoi ne pas imaginer ce service avec des vélos à assistance électriques ? Bien-sûr, cette dernière proposition nécessite la réalisation d’un réseau cyclable bien maillé et sécuritaire. Enfin, pourquoi ne pas développer plus simplement la marche à pied, en multipliant les trottoirs, en sanctionnant durement le stationnement sur ces derniers, et en opérant un travail paysager qui ne pourra qu’être bénéfique à la ville pour créer des parcours pédestres ombragés.

Un moyen efficace de favoriser la mobilité: l'autopartage, en vogue dans les villes grandes et moyennes
L’instauration de telles stratégies de déplacements a beaucoup à offrir aux collectivités et aux usagers. Tout d’abord, elle rendra plus attractif le centre-ville de Nouméa, en l’embellissant véritablement et en lui offrant la décontraction qui sied autrement aux charmes tropicaux que les gaz angoissés des véhicules enragés. En favorisant les déplacements actifs cette stratégie constitue un outil de lutte efficace contre le fléau de l’obésité qui touche les calédoniens et leurs enfants (2). Pour vous et moi, si la prise de transports collectifs peut, de prime abord, constituer une perte de confort et de qualité de vie, elle constituera plutôt une libération de l’automobile. Une libération de l’angoisse que transmet ce mode de transport, car finalement, le stress ne provient pas tant du temps de déplacement que de l’incertitude qui pèse sur ce dernier. Une libération de ceux qui ne sont pas auto-mobiles, comme les enfants. Car aujourd’hui, combien de parents-taxis amènent et vont chercher leurs enfants à l’école que parce qu’ils craignent que ces derniers ne marchent sur le bord d’une route rendue dangereuse par les voitures ? Une libération aussi pour notre porte-monnaie, car l’entretien et l’usure d’une voiture ont un coût important, et que dire de l’essence qui, à n’en pas douter, augmentera fortement dans les cinq prochaines années, malgré l’effort des gouvernements pour compenser cette hausse (effort supporté par ailleurs par le contribuable). Enfin, une telle politique de mobilité urbaine ne peut que contribuer à resserrer les liens sociaux. Lorsqu’on prend les transports en commun, on prend conscience de la diversité sociale qui nous entoure, à l’inverse de la bulle individualiste de l’automobile. Dans un pays qui prône le destin commun, cela n’est pas rien.
Toutefois, cette stratégie, qui par ailleurs permet à chacun de nous de participer à la lutte contre le réchauffement climatique, qui n’est pas le moindre des défis du XXIème siècle, pour qu’elle soit pleinement efficace, nécessite une importante cohérence dans le développement futur de l’agglomération, des décisions politiques courageuses, une gouvernance fluide à l’échelle de l’agglomération et un pacte social avec les principaux syndicats. Car pour que cette stratégie ait un sens, il est important que les prochains quartiers se développent autour d’axes de transports collectifs, et en particulier autour des stations/arrêts de ces derniers. Ainsi, à titre d’exemple, la zone Ondémia à Païta, dans les réflexions de son futur de développement, devrait déjà se voir intégrer un axe fort de transports collectifs, et chaque lotissement privé construit dans l’agglomération devrait être compatible avec la politique de déplacements à l’échelle de l’agglomération. Mais, surtout, cette stratégie n’aura de résultat que si les usagers ne sont pas encouragés à utiliser toujours plus leur véhicule personnel. Soyons honnêtes : même avec la congestion, l’automobile constitue pour l’usager un mode de déplacement confortable et efficace (bien qu’un peu stressant). Pourtant, nous l’avons vu, il convient de limiter le développement de l’automobile dans la ville. Pour cela, malheureusement, je dis malheureusement car je n’ai rien contre les automobilistes, il n’y a pas d’autres choix que de dissuader les automobilistes de prendre, pour des déplacements urbains, leur voiture, en particulier en jouant sur le levier du stationnement. Cela nécessite des décisions impopulaires et difficiles, pourtant, il s’agit du prix à payer pour ne pas avoir une ville qui ressemble à un far west automobile méphitique, bruyant et nocif pour les populations. Mais ces décisions ne pourront se faire que si une alternative à l’automobile existe, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Autre point important, la nécessité d’une gouvernance fluide et cohérente entre les différentes communes, par exemple grâce à une structure intercommunale puissante (mais une réflexion plus élaborée mérite d’être menée sur cette question). Enfin, dans le climat social actuel de la Nouvelle-Calédonie, les décideurs devront être particulièrement vigilant pour que les systèmes de transports publics ne soient pas pris en otage par un ou plusieurs syndicats. Auquel cas tous les efforts consentis jusqu’alors ne serviront à rien.
François SERVE
(1) Le cas de Houston est particulièrement intéressant, l’agglomération texane ayant eu une politique de construction d’infrastructures très développée. Pourtant, d’après le Texas Transportation Institute, si à court terme cela a suffi à lutter contre la congestion, à moyen et long terme, la congestion a continué à augmenter et les temps de parcours se sont allongés.
(2) La médecine scolaire a observé, en Province Sud, de 1999 à 2005, une augmentation de la proportion des garçons (de CP, CE2 et CM2) en surpoids de 24% à 33% et en situation d’obésité de 16,5% à 21% !

La voiture n’est pas toujours indispensable… essayez le 2 roues pas de stress pour se garer, jamais en retard au rendez-vous. Le 2 roues c’est la liberté,
moi ça me fait pitié ces files de bagnoles cul à cul qui polluent et ou la plupart du temps les gens sont seuls dans leur voiture. Hé les moutons zen avaient pas marre de subir.
Bonne reflexion cet article auquel il faut ajouter nos experiences. L’idéal est le vélo électrique ou mécanique, une troisième voie et donc de vrais pistes cyclables. A réfléchir aux familles, a la fiscalité a tout! les calédoniens peuvent le faire ce n’est que parfois une question de bon sens.
Après la lecture de cet article très intéressant, on comprend encore moins la décision d’implanter un complexe commercial en plein centre de Ducos. L’asphyxie de cette zone sera alors totale. Il aurait été tellement plus judicieux d’ouvrir une grande zone commerciale à la périphérie de Nouméa. Les habitants de Païta et Dumbéa ont eux aussi le droit de faire leurs courses à moindre coût sans pour autant être obligés de faire des km pour venir à Nouméa. Oui à l’ouverture d’hypermarchés, oui à la baisse des prix, oui à la concurrence, et non à la suprématie des 2 grands groupes actuels mais aussi et surtout oui à une gestion de l’espace plus responsable, plus rélféchi et non à l’opposition Ducos/Centre ville
Je suis d’accord avec GDP, en allant à Ducos le matin c’est tjs bouché, en rajoutant un hypermarché dans le coin ca na va pas fluidifier la circulation.
Mieux vaut le mettre ailleur.
Par contre il faut aussi pointer la constrction de nombreaux logements sociaux aussi, forcément en ayant une voiture par habitant et ils tous concentrés dans la même zone ca na vas certainements pas diminuer le nombre de voitures circulant sur la route et cela ralentit aussi les transports en commun, Le meilleur ca serait le monorail ou un tramway…
Un système de transport en commun efficace n’est pas forcément un tramway ou un monorail. Ces deux systèmes coûtent très très cher et ne sont pas adaptés au Grand Nouméa, ne serait-ce qu’à cause des pentes, mais aussi du fait de la maintenance complexe et de l’étalement de la population, et la demande calédonienne n’implique pas forcément de telle capacité. Il faut bien faire attention de ne pas tomber dans le transport collectif-marketing, comme Houston, qui s’est payé un tramway mais qui ne sert pas à grand chose, juste pour l’image d’une ville moderne.
Avec bien moins de moyens il est possible de toucher bien plus de quartiers avec des systèmes de type Bus à Haut Niveau de Service, que les américains appellent Bus Rapid Transit. C’est ce type de système qui existe dans des métropoles d’Amérique du Sud, comme Bogota ou Curitiba, ou encore à Ottawa ou à Los Angeles, et qui se développent dans de nombreuses villes chinoises. Le principe est le même que le tramway, à savoir une voie réservée avec priorité aux carrefours et de véritables stations. Sauf que plutôt que d’y mettre des rails et d’y faire rouler un gros machin, on y fait rouler des bus modernes (ici un exemple: http://fdot-srtna.c-b.com/fdotdocumentreview/Photos/Las%20Vegas%20Max%20BRT.jpg).
Finalement, seul le matériel roulant change. Il faut donc dissocier le concept du tramway à l’objet tramway, c’est pour cela que dans le milieu on parle de Transport Collectif en Site Propre (TCSP), qui adoptent le concept tramway mais possiblement avec des bus, du tramway à proprement parlé.
François SERVE
J’abonde dans le sens de SERVEFA. Je suis aussi convaincu que ce modèle de transport en commun serait bien adapté pour l’agglo. Et il y a longtemps que cette réflexion aurait du être initiée par nos penseurs, en l’occurrence nos chers édiles “communaux et provinciaux”. Alors, certes ils en parlent, pardon, ils en bavardent…le verbe est plus judicieux ! Un jour, peut-être, ils passeront à une étape plus laborieuse, il ne faut pas désespérer.
Par ailleurs, si un tel projet est engagé, il faudra nécessairement et en parallèle réhabiliter l’image de ce mode de transport sérieusement écornée par ceux en place (manque de fiabilité, événements peu engageants de CARSUD, etc…). De plus, l’emprunt des transports en commun n’est pas naturel dans le mode de vie de la population locale, hormis pour ceux qui n’ont pas le choix. Au risque sinon de voir peu de retour sur les investissements colossaux qui seraient alors de mise.
Mais comme il est dit en début d’article, l’entreprise est hardie, reste à savoir si nos décideurs le sont tout autant !
L’avenir nous le dira ! (sachant que nous sommes dans une période peu propice à la prise de risque, à bousculer les habitudes, bref, à effrayer les électeurs potentiels)
VOIR SUR LE NET SUR LE SITE MDI TRANSPORT PUBLIQUE ECOLOGISTE LE MULTIFLOWAIR
Nouveau concept de transport public urbain le MultiFlowAIR se présente sous la forme d’un train sur roue, constitué de plusieurs modules comprenant un module de pilotage et des modules de transport. Ce concept permet d’adapter la consommation énergétique au nombre de passagers.
Tous les modules sont équipés d’un moteur MDI, de réserves d’air comprimé et de leur propre direction électrique à apprentissage. Ils sont télécommandés par filoguidage et reproduisent à l’identique les changements de direction du module de pilotage. Celui-ci comporte toutes les commandes des modules de transport : ouverture des portes, lumière, chauffage, air conditionné et autres.
Les MultiFlowAIR bénéficient des technologies développées par MDI pour ses voitures non polluantes.
Le MultiFlowAIR passagers :
Le MultiFlowAIR est sans concurrence pour le transport en site urbain :
Zéro pollution
Adaptabilité aux besoins du trafic passager
Economie d’utilisation
Economie à l’achat
Pas d’infrastructure coûteuse
Agilité dans le trafic
Une municipalité pourra acheter en leasing et utiliser des MultiFlowAIR en remplacement des bus conventionnels pour une dépense journalière inférieure à celle du carburant du bus remplacé. Les conditions économiques de l’utilisation des MultiFlowAIR permettent d’envisager un transport urbain totalement gratuit pour les passagers, les frais de fonctionnement pouvant aisément être couverts par des annonces publicitaires sur le véhicule et sur des écrans internes.
Le MultiFlowAIR fret :
Basé sur le même principe de fonctionnement et de modules que le MultiFlowAIR passagers, le
MultiFlowAIR fret propose des véhicules utilitaires moyen-lourds d’une grande facilité d’utilisation
Au delà de la pollution, le MultiFlowAIR, que je connais un peu, c’est un ingénieur du village de mes grand-parents qui a développé ce concept, ne règle pas le problème de la congestion et de l’impact des infrastructures routières sur l’urbain, au sens économique, paysager, ou sociologique.
La congestion automobile est un mauvais côté du rêve américain, dans nombre de villes US, c’est un des trois principaux sujets d’insatisfaction de la population.
François
le MultiFlowair est un vehicule trainant plusieurs rames et non un vehicule personnel ce qui éviterai la congestion automobile au centre urbain
Effectivement, on peut ajouter plusieurs rames dans le MultiFlowAir (j’avais en tête d’autres produits MDI, désolé), mais la capacité est faible et pour assurer un service efficace il faudrait une fréquence de service très faible, ce qui n’est jamais évident. Il s’agit d’une solution d’appoint, mais pas d’une solution structurelle. De toute manière, résoudre les difficultés de mobilité demandera un cocktail de solutions.
Jusqu’à présent, on a l’impression que les transports en commun n’ont été considérés que comme une concession faite aux indigents pour qu’ils puissent se déplacer à minima avec des cars qui ne fonctionnent en gros que 12-13H par jour avec des attentes interminables entre les correspondances.
Il y aurait d’ailleurs une belle étude de paysage à réaliser sur la question : la gare de Montravel excentrée a remplacé celle du centre, qui elle-même a été rasée sans autre forme de procès. Alors que cette dernière demeure un noeud de transport routier important, les conditions d’attente des usagers y sont pour le moins sommaires (c’est un euphémisme !)
Pourtant, il semblerait que les politiques calédoniens soient en train de changer de regard sur la question des transports. En effet, on peut lire dans les Nouvelles de ce WE que Philippe Gomes préconise maintenant de « réfléchir en commun, entre collectivités, à la création d’un établissement public dédié, avec des recettes fiscales affectées, chargé de gérer les routes et les transports en commun à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie ». On ne peut que se réjouir de tels propos, même si c’est l’accroissement de la circulation de ces dernières années avec le mécontentement des automobilistes qui est probablement à l’origine de cette déclaration proche des échéances provinciales.
Se doter d’un service de transports en commun réellement efficace me semble être une priorité, non seulement pour répondre à la problématique environnementale, mais aussi parce que cela constitue un rééquilibrage spatial et social. Ce devrait être la 1ère mesure de continuité territoriale à appliquer prioritairement à celle qui subventionne les billets d’avion pour la métropole.
Je partage bien ton opinion sur le caractère essentiel d’un réseau de TC efficace LAGOUGE98. A ce sujet je t’invite à lire ce billet:
http://villes.blog.lemonde.fr/2009/03/21/le-grand-noumea-une-morphologie-favorable-aux-transports-collectifssous-conditions/
François