PENSEES URBAINES

L’après Nickel, c’est aujourd’hui

Posted by admin on Jeudi 26 février 2009 and filed under A la une, Actualité, Société, Media & Communication. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry - Article lu 2 662 fois

Le déséquilibre économique du Pays reste une réalité avec une forte concentration dans le Sud des entreprises et des populations salariées. Cette situation tend cependant à se transformer grâce à une volonté politique découlant de l’Accord de Nouméa dont l’usine du Nord et l’ensemble de la zone VKP  sont l’illustration et une pièce maîtresse. Soutenu par la quasi-totalité de la classe politique calédonienne, des autorités coutumières, des populations et par l’État, le projet du Nord est porteur d’espoirs. L’actionnariat de la Province Nord dans le projet doit permettre, à terme, une diversification des activités, le  maintien des populations et le renforcement du tissu social et économique.

Parce que le projet du Nord s’inscrit dans une logique de rééquilibrage et qu’il aura des retombées  dépassant les limites de la Province, c’est un projet de Pays.

Malheureusement, le projet du Nord, comme celui du Sud, s’inscrit dans un contexte mondial de rentabilité et de concurrence où les considérations économiques l’emportent sur les contraintes environnementales.  Il faut pourtant admettre qu’un projet de cette envergure ne pourra prospérer que dans un strict respect de son environnement naturel et humain.

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Avec 25% des réserves mondiales de nickel, il est logique que la Nouvelle-Calédonie en tire des profits, mais elle a aussi la responsabilité et le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver son patrimoine naturel unique hérité du Gondwana. Le nickel n’est pas une ressource renouvelable. Son exploitation commencée avec Jules Garnier en  1876 connaîtra une fin. Quand on aura extrait tout ce qui est exploitable, il faudra trouver une autre économie. On s’apercevra alors, si ce n’est pas trop tard, que la principale richesse de la Nouvelle Calédonie n’était peut-être pas le nickel mais sa biodiversité.

Le 26 mars 2008, nous avons appris par la presse la mise en place par le Gouvernement du « premier Comité de Pilotage de l’élaboration d’un Schéma d’aménagement et de développement commun aux 3 Provinces…. exigence de la Loi Organique qui aura mis près de 10 ans à se concrétiser ». On y apprend que « le texte sera soumis au vote du Congrès en 2010 »… texte qui arrivera très tard compte tenu des bouleversements inhérents aux projets miniers et métallurgiques déjà en cours.

Avant le « Schéma de Valorisation des ressources minières », avant toute autorisation accordée aux opérateurs qui se disputent ces ressources minières, il aurait fallu définir ce Schéma d’Aménagement et de Développement » intégrant, entre autres, une carte des « Zones naturelles d’intérêt écologique de faune et de flore » devant être prioritairement préservées. Ce Schéma se déclinant à l’échelle du Pays, des Provinces et même des communes, et le code de l’Environnement également en gestation  auraient dû constituer les pierres angulaires de la construction du Pays. Ils auraient probablement évité des erreurs qui pourraient bien se révéler catastrophiques à long terme.

Avec ses réserves de nickel, la Nouvelle-Calédonie suscite l’intérêt des Multinationales. La Réglementation minière obsolète, en plus des avantages fiscaux ne peut que décupler leur appétit. Cette Réglementation  datant des années 50 ne prévoit en effet, pour l’ouverture d’une mine, qu’une simple déclaration minière, sans enquête publique ni état des lieux, ni même obligation de réhabiliter les sites après exploitation. Ces conditions très incitatives n’ont évidemment échappé ni à CVRD-INCO ni à XSTRATA

Soucieux de préserver cet avantage, Xstrata a obtenu, outre un pacte de stabilité fiscale, un contrat qui lui permet d’échapper à toute mesure contraignante découlant d’une réactualisation de la réglementation minière, notamment en matière de réhabilitation, comme en témoigne la Délibération n° 320 du 21 novembre 2007 du Congrès relative au projet du Nord, et « la lettre de confort » qui lui est annexée. Il est à peu près certain que Goro Nickel a obtenu les mêmes garanties.

nick1C’est aux autorités de ce Pays qu’il appartient de définir les règles du jeu, à commencer par le Schéma d’Aménagement et de Développement, le Schéma de Valorisation des ressources minières incluant une Réglementation minière avec un volet fiscal moderne et le Code de l’Environnement, qui en sont des cartes maîtresses.

A défaut, la Calédonie n’est qu’un jouet livré au bon vouloir des Multinationales qui imposeront leurs lois, ce qui ne peut se traduire que par un développement anarchique étroitement soumis aux aléas du cours mondial du nickel. Que deviendrait le Pays, si au pied de chaque massif de nickel surgissait demain une usine avec un port creusé dans le lagon ?  Hypothèse à peine caricaturale, si l’on en croit les multiples déclarations sur de futurs projets, au Nord, à l’Est, sur la Côte Oubliée et même à Belep. Si le développement minier s’avère une phase indispensable, autant qu’il soit maîtrisé. Il serait temps de tirer les leçons de l’exploitation minière du passé, avec 20 000 hectares de sites dégradés dont la réhabilitation est évaluée par le Gouvernement à 160 milliards cfp.

Dans le cadre du Schéma d’Aménagement et de Développement, on aurait pu imaginer, par exemple dans le Nord, une seule usine métallurgique à Téoudié-Gomen traitant la totalité du minerai des massifs de Poum, Tiébaghi, Kaala, Ouazengo, Koniambo, Kopéto et Poya. A charge pour les opérateurs miniers de s’entendre sur les termes d’un partenariat.

Dans cette hypothèse, le minerai aurait pu être acheminé à l’usine par un réseau cohérent de chalandages ou de voies ferrées, solution non surréaliste puisque des chemins de fer existaient  sur certains centres miniers quand l’exploitation du nickel en était à ses débuts. Cette solution aurait eu l’avantage de mettre un terme à l’exportation de garniérite brute, peu profitable au pays, et de réaliser des économies d’échelle en desservant tous les massifs de la Côte Ouest. Elle aurait aussi permis d’éviter la construction à Vavouto d’un port en eau profonde, dans un endroit où il n’y a que deux mètres d’eau, opération qui nécessite le dragage d’un chenal de 6,5 km de long, de 300 mètres de large et de 12 mètres de profondeur, générant plus de 9 millions de m3 de sédiments à relarguer à l’extérieur du lagon. Même en prenant toutes les dispositions possibles, il est difficile de croire que ces travaux n’aient pas un impact important sur le milieu marin. L’extraction de « katcha » et la diffusion de fines entraîneront la turbidité de l’eau, une couche de résidus sur les coraux et une dégradation à grande échelle de la flore et de la faune marines.

Il est regrettable que l’hypothèse « Téoudié » n’ait pas été étudiée plus attentivement et chiffrée en amont des décisions engageant irréversiblement le Projet du Nord.

A l’occasion de l’Enquête Publique en 2005, nous avions également fait part d’autres « points de vigilance » qu’il n’est pas inutile de rappeler ici en les complétant, telles que : la pérennité des ressources en eau pour les habitants de la région, la gestion des eaux de ruissellement et la lutte contre l’érosion, les plans de conservation des espèces endémiques et des espaces naturels remarquables, la gestion des scories, le tuyau dans le lagon et les effluents de substances provenant de l’usine de dessalement, les rejets atmosphériques liés à la centrale thermique, en particulier de SO2, et les compensations aux rejets de CO2, la gestion des eaux usées et des déchets industriels mais aussi ménagers consécutifs à l’afflux important de populations, les risques pour la santé à cause de la présence d’amiante naturelle, les mesures de prévention contre l’introduction d’espèces invasives de plantes ou d’insectes etc.

Ces problématiques doivent être prises en compte et traitées avec beaucoup d’attention, avant la mise en fonctionnement de l’usine. Il ne faudrait pas que le Comité de suivi environnemental ne soit qu’une chambre d’enregistrement, a posteriori, de décisions irrévocables. Il doit avoir une fonction d’alerte et de prospective en amont, de relais entre la Société Civile et les décideurs, pour éviter les impasses où nous a conduit la politique du fait accompli dans le Sud.

Ce qu’il faut considérer aujourd’hui, c’est l’état du Pays après le nickel.

ACTION BIOSPHERE

22 Responses for “L’après Nickel, c’est aujourd’hui”

  1. servefa dit :

    Merci à Action Biosphère pour cet article équilibré. Mais il me semble qu’il ne faut pas rester dans le regret (ah, il aurait fallu que le Schéma d’Aménagement et de Développement eût été fait avant !!!) mais dans la proposition, la concertation, la collaboration même si la réglementation ne suit pas toujours, mais elle n’est pas la seule façon de modifier des comportements (pour preuve la non construction sur la mangrove à Dumbéa-sur-Mer). Il est certain qu’il y a là dans un rapport de force où il faudra être fin négociateur et pédagogue.

  2. pengcore dit :

    Merci pour cet article Guy, nous préparons la ou les réactions coté enfants. Le chemin est long mais il s’agit de notre avenir très proche.! Que d’argent gaspillé dans des campagnes, dans des plans de circulation, des malversations alors notre environnement en a besoin. Vivement les élections pour santionner nos elus irresponsables et les affarairistes.

  3. Néo dit :

    Bel article.
    Qu’il est dur de concilier développement économique et environnement ! Frogier avait eu une bonne idée (pour une fois) : le fonds pour les générations futures, qui devait permettre de préparer l’après nickel. Aucun des gouvernements n’a été capable de mettre en place ce type de fonds, qui existe pourtant ailleurs dans le monde. Le gouvernement a proposé cette semaine un fonds pour les entreprises de l’activité minière, celles qui se sont engraissées ces cinq dernières années. Nos politiques n’ont pas été capables de capitaliser les revenus exceptionnels liés au court du nickel, dommage !
    Dans le même temps Gomes file prony ouest à la SLN, qui lance un plan social un mois plus tard.
    J’ai vraiment l’impression que l’intérêt des calédoniens (et des générations futures) passe en dernier…
    tata

  4. GDP dit :

    Bien d’accord avec Néo. On sait que l’activité minière est en crise, les recettes fiscales qu’elle rapporte ont donc aussi baisser. Alors je me demande comment Martin va financer le fonds. Tout çà c’est que de la com pour appâter les électeurs , pour nous faire croire qu’il pense à notre avenir. En fait il ne pense qu’à son siège de président de gouvernement qu’il ne veut pas perdre dans 2 mois

  5. MAKOUILLE dit :

    Cet article est bien ficelé en effet.
    Néanmoins, malgré le fait que l’on veuille tous trouver le meilleur compromis entre développement économique nécessaire et protection de notre belle île: développement durable, il est à préciser que la mine est un des derniers lieux de bataille entre les kanaks et les “colons”. Et ce à juste titre. Cette bataille latente est fortement ressentie en province nord et encore plus particulièrement sur la côte est. Ce contexte de revendication dont je pourrais donner des dizaines d’exemples sous plusieurs formes fait que les jolies textes de lois que l’on passe dans notre “blanche capitale” sont quasiment impossible à faire appliquer dans la province Nord. QUI va pouvoir bloquer une mine de la SOFINOR après de nombreuses infractions constatées? Personne ne le pourra. Il y a en fait, et beaucoup le savent sans vraiment le reconnaitre ouvertement, une industrie minière à deux vitesses. Ce que l’on impose à GNi dans le Sud ne sera jamais applicable dans le Nord. Le chenal en est la preuve. Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg.
    Les vraies questions à se poser serait plutôt:
    Que doit en faire pour avoir une politique commune minière en Nouvelle-Calédonie?
    Est-ce que la provincialisation n’a pas engendré la perte de pouvoir du territoire en matière d’application des lois?
    Sous prétexte de rééquilibrage la classe politique passe la protection de l’environnement sous silence. Ceci est intolérable car nous bradons notre patrimoine pour une minorité. De plus je trouve se contraste amusant ou il semble que les Kanaks du Sud soit hyper protectionnistes de l’environnement et que ceux du Nord ne le soient pas vraiment. Je sais que ceci est une caricature, mais cela montre bien que même l’écologie est politisée sur le territoire. Alors il faut faire très attention à tous ses pseudos politiciens qui se servent de l’environnement pour rebondir politiquement.
    Notre voisin Australien est très avancé en matière de lois minières; le fond miniers et la nécessité de déposer dans ce fond une partie de la révégétalisation d’après exploitation est un préalable pour toute nouvelle ouverture de mine. Pour une fois, au lieu de réinventer la roue nous devrions les étudier et voir se qui serait adaptable sur notre caillou.
    Il est absolument nécessaire de créer un “bumper” afin de protéger le territoire dans les moments de crises.
    Il est aussi à préciser que bien que Gomes et la SLN ont fait beaucoup de tapage sur l’attribution du PRA Prony Ouest et Pernod (à ne pas oublier) à cette dernière, rien n’est encore fait. Il y a tous un procédé à suivre et des commissions à passer avant la signature finale du Président de la Province Sud. D’ici que cela arrive espérant que la Province aura changé de main est que les nouveaux propriétaires auront la force politique de ne pas attribuer cette terre à la SLN.
    En effet, ceci serait une erreur sur de nombreux aspect tant au niveau économique, que social et qu’environnemental. Je pourrais écrire quelques paragraphes la dessus, mais je vous en fais grâce. Mais en conclusion, le choix le plus judicieux serait de favoriser le primo accédant et de lui permettre de pérenniser son usine sur 150 ans. Qui croit vraiment que mettre de l’acide sur des saprolites et des limonites en pression atmosphérique n’aura aucun danger sur l’environnement? Et la jarosite ou la natrojarosite alors, qu’est ce qu’on en fait? Mais comme d’habitude la majorité d’entre nous a tout gobé. J’en suis malade. Et je n’aborde même pas les complications et revendications des Kanaks du Grand Sud par rapport à l’éventualité d’avoir une deuxième usine.
    …….

  6. Christophe dit :

    Très bon article,
    Toutefois, il faut admettre que les industriels du nickel nous prennent pour des cons en matière d’environnement. Le grand “leurre” et tout le monde y croit la REVEGETALISATION.
    1/ Ils ne maitrisent que 10% environ des espèces endémiques.
    2/ La biodiversité c’est un peu plus compliqué que simplement la flore.
    3/ la revégétalisation permet uniquement de “fixer” les sols mais le mal est fait et le biotope origine modifié.
    4/ avez vous vus ces industriels s’intéresser aux élevages d’insectes invertébrés reptiles etc etc il s’en foutent royalement..
    Ils vous mettent du “vert” devant le nez c’est tout !!!!!!!
    L’après nickel………..nos yeux pour pleurer et avec la complicité de certains scientifiques locaux.

  7. Ecolagon dit :

    Tout à fait Christophe, on est bien d’accord. Du vert sur du rouge. Pas de notion d’écosystème, de restauration écologique. Quand aux scientifiques locaux, si je pouvais prouver leur complicité, ça changerait peut_être les choses…

  8. Ecolagon dit :

    à Makouille
    Le schéma de mise en valeur des ressources est en cours.
    Le nouveau code minier est laxiste.
    Le code l’environnement de la Psud est insuffisant
    Je n’ai pas lu celui de la PNord.
    Vraiment le bazar
    Quand à Pony ouest et Pernod, ca pue le deal douteux
    Je t’attribue les gisements contre une possibilité d’augmentation des parts de la Psud dans la SLN. Mais faut il vraiment investir dans la SLN ?
    Sa vieille usine hors norme va couter de plus en plus cher…

  9. Christophe dit :

    Mais il n’y a rien à prouver ECOLAGON,
    Tu as 3 types de scientifiques ici:
    1/ L’indépendant, “arrêtez tout vous êtes en train de massacrer un des plus grand “hot spot” mondial de l’évolution” (tant sur le plan marin que terrestre).
    2/l’inféodé (le fonctionnaire) aux collectivités locales, pas de risque.. “on a pas assez d’éléments et pas assez d’études et j’ai pas envie de perdre mon emploi….
    3/ L’employé des industriels “aucun risque on maitrise tout” et lui pire encore écouté par les politiques locaux comme le deuxième…..
    Il n’a rien à prouver c’est devant nos yeux en ce moment…….mais tout le monde ferme les yeux économie oblige….
    Désolé……..
    Et puis j’ai pas la force de dénoncer les pseudos associations largement politisées bonne nuit……….

  10. Ecolagon dit :

    @Christophe
    Ben si, il y a à prouver . Si tu me prouves que les expertises sur Goro Nickel sont fausses, ça risque de faire du bruit au TA. Pour info, l’arrêté accordé par la Province Sud a été attaqué par une association.
    Il y a donc matière à…
    Mais il faut des preuves tangibles, des arguments béton au niveau juridique. C’est la seule voie qui reste.

  11. Stéphane dit :

    Il y a une autre voie : celle de renouveler nos conseillers provinciaux et de metttre à la place des gens qui se soucient vraiment de l’environnement et du bien-être des gens.

  12. Christophe dit :

    Oui Stéphane tu as raison sur le principe sauf que:
    Les discours préélectoraux sont magnifiques et l’après catastrophique. J’attends de voir………
    Ecolagon,
    Lis le chien bleu de ce mois ci, il y a un petit article sur la corrélation scientifiques/politiques. C’est en gros ce que je voulais dire dans mon message précédent.
    A+

  13. pavix dit :

    Article et commentaires intéressants, bien que il me semble que certaines phrases montrent que finalement leur auteur récite un discours récité de multiples fois, sans avoir forcément approfondi certains points.

    Que la Calédonie soit terre de contraste juridique, c’est certain. Et en matière environnemental, bien sûr.

    Après concernant, la règlementation minière laxiste calédonienne (sur la réhabilitation), il y a eu des avancées toutefois sur les obligations en matière de gestion des eaux, et ces deux grandes multinationales se sont engagées à réhabiliter les sites.
    Pour Goro, cela constitue assurément un défi d’une grande ampleur, vu le lieu, et les précipitations.

    UN point qui me chagrine finalement: ici, le politique = économique, ou “politique” au service de l’économique”.
    Discutez avec les gens du Nord !
    Bien sûr, les avis sont partagés, comme sur tout sujet, comme partout dans le monde, mais globalement, le Projet du Nord est également vécu, non pas comme un opportunité économique inespérée, mais surtout comme un moyen de développer une “vraie calédonie”,pas seulement un calédonie terre d’accueil de zoreilles, ce projet y est vécu très intimement.

    Bref, il faut voir plus loin que la bataille Environnement / Soussous en Calédonie.
    les mines font également partie des fantasmes des populations.

  14. Moby Dick dit :

    Moi aussi, je suis d’accord avec l’article et vos conclusions.
    Je troouve aussi que la “revégétalisation” est un truc pipeau…

  15. Ecolagon dit :

    @christophe
    Ouaip j’ai lu. Intéressant et sans doute vrai. Mais au TA ça ne va pas le faire :-(

  16. Le Cagou Masqué dit :

    Il est difficile de concilier exploitation industrielle et environnement, c’est une constante pour tous les Etats du monde.
    Or le gouvernement local est impliqué dans le grenelle de l’environnement, notamment le COMOP12 pour le lagon (que je vous invite à consulter), mais on n’en entend jamais parler et pour cause. La politique locale est plus du côté de la main droite (du portefeuille) en favorisant par exemple l’exportation du nickel, que la main gauche (du coeur) et la préservation des espaces naturels.
    L’Etat français et l’exploitation du nickel sont les deux mamelles de la Calédonie, mais aprés qu’adviendra-t-il?
    LeNickel n’est pas une ressource renouvelable, et je m’étonne que les agents territoriaux (gouvernement, provinces) plus soucieux de leur revenus que de leur mission au service des calédoniens, ne proposent rien en ce sens et ne communiquent pas.
    De plus la Calédonie, qui se plaint de ne pas avoir de touristes, devrait anticiper en se dotant de textes et de moyens efficaces (non gangréner par des individus peu scrupuleux) pour préserver le lagon et favoriser le tourisme vert qui est le nickel de demain : l’inscription du lagon au patrimoine mondial n’est pas une finalité en soi mais doit être le début d’un vaste programme pour assurer sa préservation pour les générations à venir, et cela passe obligatoirement par une politique environnementale ferme, quitte à décevoir certains, mais ô combien précieuse pour l’avenir.

  17. Altitona dit :

    En réponse à Pavix,
    Depuis 1992, année de création d’Action Biosphère, association de défense de la nature et de promotion de la qualité de vie à long terme, il a fallu en effet inlassablement répéter un certain nombre de propositions qui peuvent paraître évidentes, comme la nécessité de réhabiliter les sites miniers après exploitation, toujours pas acquise y compris dans le code minier en gestation, ou dans d’autres domaines, la nécessité de doter les communes de moyens de lutte contre les feux ou de développer les énergies renouvelables. Pourquoi faut-il tant d’acharnement pour faire admettre de telles évidences?.
    Approfondir certains points, on ne demande pas mieux, on invite chacun à apporter sa contribution.
    En ce qui concerne l’usine du Sud, nous sommes quelques uns à penser que”vu le lieu et les précipitations”, il aurait mieux valu que ce projet ne voit pas le jour. Pour l’usine du Nord, nous restons convaincus que d’autres scénarios sont possibles sans être obligé de creuser un chenal de 4 à 5 km de long, de 13 m de fond et de 200 m de large dans le platier à un endroit où il n’y a que 2 mètres de fond.
    Quels que soient les” fantasmes” des populations, la prédation excessive et le pillage ont un coût que nous serons fortement tentés de léguer à nos enfants…

  18. CANTEGRIT dit :

    les “Lafleur” et compagnie avec leur langage ridicule se moque de tout ceux qui veulent voir évoluer leur environnement .
    je site :”ma conviction profonde est que……..etc” C’EST NUL et COMPLETEMENT CREUX.
    avant de publier de telles bêtises ,pitié réflechissez!!!!!
    nous verrons si vous avez le courage de publier ça
    a+
    yann cantegrit

  19. Ecolagon dit :

    Vox populi, vox dei. Quand les citoyens se mobiliseront pour LEUR PATRIMOINE NATUREL EXCEPTIONNEL, les choses changeront peut être.

  20. servefa dit :

    Il faut être patient et pédagogue pour cela ecolagon, une conscience écologique, dans certains contextes, ça met du temps à émerger.

  21. Ecolagon dit :

    Entièrement d’accord Servefa. Chacun à notre niveau avons un rôle. Vivement que les politiques locaux prennent conscience de l’urgence des enjeux. Malheureusement quand je lis leurs programmes c’est pas gagné…

  22. Ecolagon dit :

    Trouvé sur le site du BRGM (France, donc)
    La fin de l’extraction minière et la disparition progressive des opérateurs miniers ont ouvert en France une nouvelle période : celle de l’après-mine. Diverses dispositions législatives rendent l’Etat garant des dommages causés par l’activité de l’exploitant lorsque celui-ci est défaillant ou disparaît, et lui confient la responsabilité des installations et équipements nécessaires à la prévention et à la sécurité.

    La conservation des compétences des métiers de la mine et la transmission des savoirs sont un autre enjeu essentiel dans l’ère de l’après-mine. La compréhension des phénomènes, la cartographie des sites et la surveillance des anciennes zones d’exploitation nécessitent en effet de préserver et d’enrichir la documentation technique existante, et de la faire évoluer.

    Après l’intense activité minière qui a été l’un des fondements de sa puissance industrielle, la France s’est aujourd’hui dotée d’une législation, d’une organisation et de moyens pour accompagner une inévitable mutation, et pour permettre à l’aventure minière d’avoir toute sa place dans notre patrimoine social, culturel, scientifique et technique.

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