PENSEES URBAINES

Contrôle des prix en Nouvelle Calédonie

Posted by admin on Samedi 28 février 2009 and filed under A la une, Actualité, Social & Economie. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry - Article lu 2 844 fois

L’honorable homme d’affaires, et homme politique calédonien Didier Leroux a été choisi par la radio nationale France Inter pour parler de la vie chère en Nouvelle Calédonie, et du risque de contagion du mouvement populaire guadeloupéen. Il a été consulté en tant qu’élu spécialiste de l’économie locale.

Nous sommes persuadés que la plupart des lecteurs de ce journal ne se sont pas attendus à ce que M. Leroux (pour lequel, nous éprouvons néanmoins une certaine sympathie) dénonce les situations monopolistiques et les marges commerciales excessives sur tous les produits et services.

Pour Didier Leroux, la vie chère est essentiellement est attribuable «  au transport, à quelques impôts locaux, mais aussi à l’Histoire.»

« L’Histoire », on rêve.

prix

Comme les salaires de la fonction publique, les prix sont indexés.

Les prix élevés auraient donc des justifications historiques. Ce n’est pas tout à fait faux, car l’habitude du commerce océanien de prendre des marges commerciales d’un minimum de 100% par rapport au prix de revient, date du 19ème siècle. Quand on parle de l’ « Histoire », ici, il s’agit tout simplement de bonnes vieilles habitudes coloniales. Avec la fameuse indexation de la fonction publique, le faux système « libéral » de comptoir tire au maximum les prix vers le haut. Ces prix deviennent inacceptables  pour le consommateur. Tout se passe comme si les prix eux même étaient indexés. Par suite, les productions industrielles et agricoles locales se trouvent lourdement pénalisées par rapport au secteur improductif, au contraire des économies modernes.

Une économie pour une vie toujours plus chère.

L’économie calédonienne (comme la politique d’ailleurs) est donc spéciale, voire incongrue.

Les remèdes proposés pour lutter contrer la vie chère sont insignifiants. Ce sont même des aumônes dérisoires (écoproduits) camouflant des bénéfices exorbitants qui vont aller enrichir la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Selon certains (Calédonie Ensemble), avec un 3ème hypermarché, en théorie, la concurrence accrue devrait faire baisser les prix. Dans un premier temps, on assistera à une petite bataille de prix, mais très vite le naturel prendra le dessus. Les prix des magasins s’aligneront, et rapidement pour mieux partager le gâteau, pour garder le même niveau de bénéfices, tous les distributeurs grands et moyens appliqueront des hausses de prix pour une vie finalement plus chère.

Quelques exemples :

Regardons de près les prix pratiqués dans la Grande Distribution, et comparons les à ceux pratiqués en métropole dans le même secteur. Exemple : Carrefour, et Champion avec les Produits N°1 (produits supposés PREMIERS PRIX) :

Pour un Produit A (sous-vêtements N°1) – le prix pratiqué en métropole est de 3 Euros soit 360 Francs CFP, ce qui donne un prix de revient maximum pour le magasin de 180 F CFP hors taxes (en réalité, ces prix de revient sont souvent bien inférieurs.)

Nous évaluons les frais de transport moyens à un maximum de 10% soit 18 F CFP, et les taxes moyennes de douane et d’importation à un maximum de 35% soit 63  F CFP. Ce qui donne un prix de revient total de 261 F CFP (180+18+63). Le prix final selon les pratiques commerciales métropolitaines serait alors  de 470 F CFP environ. Pourtant, LE PRIX LOCAL DU PRODUIT  A (N°1) est de 690  F CFP. Il y a un excès de marge de 220 FCFP, soit de 46%.  Dans le sens contraire, si on applique un rabais de 32% sur le prix local pratiqué sur le produit A, le distributeur conserve une marge bénéficiaire suffisante, car jamais inférieure à celle pratiquée en Europe.

Autre exemple de Carrefour :

Pour un Produit B (livre scolaire) – prix indiqué en euros : 6,95 soit 834 F CFP. Le prix de revient total pour le magasin ne peut excéder 450 F CFP, car les taxes d’importation sur les livres sont inexistantes. Les frais de port ne sauraient excéder 10%. Le prix final local devrait être aux alentours  de 920 F CFP. Pourtant, LE PRIX LOCAL DU PRODUIT B est de 1500 F CFP. Il y a un excès de marge  de 580  F CFP, soit de 70% !

Chez Géant, les prix pratiqués sont aussi excessifs pour les produits de la marque Casino, pour les livres scolaires ou pour l’habillement de base. Pour les produits de marque ou non classés comme « premiers prix », les marges sont bien évidemment supérieures aux exemples cités.

Le libéralisme en Outre-Mer est une arme pour l’arnaque.

En résumé, les théories économiques du libéralisme n’ont aucune valeur dans l’Outre-Mer. Une concurrence sérieuse ne peut pas exister. Tout le monde se connaît, et on s’arrange très vite. Les citoyens, autrement dit les consommateurs seront encore les victimes d’une politique sans volonté, ou plutôt volontairement au service des intérêts de quelques uns.

Le commerce doit bien-sûr avoir une marge bénéficiaire correcte, mais il appartient aux gouvernants locaux d’imposer un alignement des marges commerciales sur celles pratiquées en Europe et en métropole. Il y a nécessité urgente d’un contrôle des prix. Appelons-le comme on voudra, Encadrement ou Surveillance des prix pour arriver à une baisse des prix d’environ 32%.

La volonté et le courage politique pourraient-ils exister dans ce pays ? Quand on ne veut pas toucher à certaines causes soi-disant historiques évoquées par M. Leroux, il ne faut pas être surpris de certaines situations insurrectionnelles.

Christiane Gambey  est la présidente de l’UDC (Union pour le Destin Commun). Thierry Blaisot est membre du bureau de l’UDC .

30 Responses for “Contrôle des prix en Nouvelle Calédonie”

  1. OBAMA dit :

    Question à ADMIN : Que viennent faire les noms de Gambey et Blaisot en fin de cet article ? A moins que j’ai loupé quelque chose en lisant ? Cet article n’apparait pas signé de leur part et ne fait pas de référence à UDC ?

  2. admin dit :

    La signature est peut-être mal formulée je te l’accorde mais cet article provient bien de l’UDC

  3. promethee dit :

    OBAMA serais tu donc de l’UDC? DPM ou DPD plus justement?

  4. Un broussard dit :

    Bon, je prends note que l’honorable femme politique C. Gambey s’élève contre les businessmen qui font des marges juteuses (et qui sont parfois aussi des politiques). J’en rigolerai bien quand elle nous annoncera avec qui elle va s’associer pour sauver sa place…

  5. isa dit :

    Et oui, le consommateur est pris en otage. Les prix sont incomprésibles. On peut trouver des tomates de N-Z à 265 F à un endroit et 765 F pour des tomates locales dans un autre.Quid du coût du transport ? Des produits premier prix sont parfois plus chers que des marques de distributeurs. Il faudrait vraiment eclaircir tout cela. La transparence est un mot qui me paraît absent du vocabulaire des grands distributeurs.

  6. Lox dit :

    C’est scandaleux cette histoire de marges. Ils attendent quoi pour faire une loi qui les limites ???

    Non ils préfèrent créer des produits pour les pauvres (écriz écosardines etc) ou comment accentuer le déséquilibrage !

  7. pengcore dit :

    pour la vie chere , je prone une désobéissance civile dès lors que la situation se justifie.

  8. KANOU dit :

    « A propos de contrôle des prix…

    Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre un membre du gouvernement nous expliquer que ce serait trop compliqué de créer un éco-anti-moustiques !

    Les sprays en vente coûtent près de 1.000 F l’unité ! 1000, c’est plus que le nombre de personnes atteintes de la dengue depuis le début de l’année 2009.

    Pourquoi la puissance publique ne réagit-elle pas ? N’y a-t-il pas là un problème majeur de santé publique ?

    On nous explique qu’il faut qu’on se protège. Mais comment faire qu’on on gagne 120.000 F par mois ?

    Il faut baisser le prix des sprays anti-moustiques ! Nos représentants politiques doivent pouvoir trouver une solution, ils sont là pour cela.

    Kanou. »

  9. OBAMA dit :

    Réponse à promethee : Perdu je ne suis pas de l’UDC. Je souhaite simplement que cet article soit signé plus clairement.

    Par ailleurs, je m’associe à la remarque du “Broussard”. Je rigole déjà

  10. Vnr dit :

    Le problème vient du nombre d’intermédiaires avant d’arriver dans le magasin.
    Je bosse dans la grande distribution et on ne dit pas tout sur le fonctionnement local… Le problème n’est pas la marge finale du magasin (qui est sensiblement la même qu’en métropole) mais celle prise par tous les intermédiaires.
    Par exemple: Le produit part d’une centrale d’achat en France ou ailleurs, pour arriver ici et passer par une autre centrale d’achat (WTF ??) qui prend une marge, avant de revendre le produit au magasin qui le commercialise. du coup forcement, c’est + cher. Avant de taper sur les gros, regardez du côté de ceux qu’on ne voit pas, Cocogé, Sullivan, Serdis, Rabot, ect… elles se trouvent là vos différences de prix, ne cherchez pas plus loin. En france, une groupe de distribution à un système d’entrepôts centraux qui dispatchent les marchandises aux divers magasins du réseau en direct. Ici c’est le même procédé sauf qu’à l’arrivée les espaces de stockage sont limités dans les magasins ce qui fait que des intermédiaires se sont créés pour stocker les 4/5 des marchandises qui arrivent par bateau. En France on peut travailler en flux tendu, ici avec les arrivages bateaux qui peuvent être retardés, les blocages du port, c’est impossible.
    Supprimez ces intermédiaires et vous gagnerez 10 à 20% sur tous vos prix, voir plus…

  11. Thierry Blaisot dit :

    Réponse à Prométhée et Obama.
    Cet article est paru dans l’hebdomadaire local “les Infos”. Le titre d’origine est::
    “Contrôle des prix en Outre Mer et en Nouvelle Calédonie” par Christiane Gam ey et Thierry Blaisot. Le gestionnaire dusite avoulu simplifier la présentation. Pas de quoi fouetter un chat.
    Thierry Blaisot

  12. Thierry Blaisot dit :

    Réponse à ISA et VNR,el LE BROUSSARD
    En Nouvelle calédonie, certaines centrales d’achat servent à augmenter les prix au lieu de les diminuer.Il semblerait que cela ne concerne pas que la grande distribution. La transparence est demandée par le patronat dans les entreprises modernes.
    Le fait est que les grands distributeurs ne se cassent pas la tête pour réduire les coûts et les intermédiaires. On peut cependant se demander si on ne retrouve pas chez certains “intemédiaires” les mêmes actionnaires que dans La grande Distribution.
    pour les livres par exemple, je peux faire venir d’Europe beaucoup de produits bien moins chers qu’en passant par les intermédiaires Locaux. Je gagnerai de l’argent, et le consommateur aussi. mais ce n’est pas le but de notre article. Les marges avec ou sans intermédiaires sont finalement excessives. On peut effectivement considérer que la marge commerciale globale inclut celles des intermédiaires; mais le résultat final reste scandaleux.

    je demande à Christiane Gambeyde préciser sa position pour répondre à LE BROUSSARD
    Merci à tous pour le débat.
    Thierry Blaisot

  13. GDP dit :

    Je suis surprise que cet article ait été rédigé par Christiane Gambey - comme si elle découvrait aujoudr’hui qui est Monsieur Leroux et quelles sont ses activités en dehors de la politique.

    Si je me souviens bien, elle était à ses côtés en 2004 pour faire campagne avec lui. On peut même presque dire que c’est un peu grâce à la notoriété et beaucoup à l’argent de certaines personnalités (notamment celle de Monsieur Leroux) que Madame Gambey a été élue. Et c’est aussi et surtout grâce à la voix de Monsieur Leroux en assemblée de Province Sud que Madame Gambey est devenue un jour de mai 2004 vice-présidente de la Maison Bleue - avec tous les avantages que cela procure.

    Alors je trouve tout de même honteux aujourd’hui de la part d’une élue de cracher sur celui qui la soutenue.

    Comme quoi en politique, et surtout à l’approche d’élections, on est à l’abri de rien

  14. Moby Dick dit :

    Le sujet est la hausse des prix et donc le coût de la vie locale. Et non pas de discussions politicardes à la con ! Je trouve cette analyse plutôt juste.

  15. Thierry Blaisot dit :

    réponse à “un broussard” bien que votre remarque soit assez hors sujet. Je répond à votre questionnement sur la suggestion de Madame Gambey.
    Madame Gambey ne s’est pas manifestée pour rechercher des alliances
    ;par contre, elle est très sollicitée par presque tous les courants politiques hors RUMPet FN, pour s”allier avec elle. Il est fort possible qu’elle accepte des alliances convenant à l’UDC, sur la base de la construction sincère du destin commun.

  16. Thierry Blaisot dit :

    Réponse à GDP;
    L”article ne veut pas être une ataque contre Mr Leroux. Par contre, il était mal placé pour émettre un avis objectif sur la Nouvelle Calédonie comparativement à la situation en Guaddeloupe. RFO et France Inter auraient pu rechercher des avis plus neutres.
    De là, nous attendons votre commentaire sur la vie chère, et le contrôle des prix. Je m”associe à la réponse de Moby Dick.

  17. Le Cagou Masqué dit :

    Vaste sujet que le coût de la vie en Calédonie. Effectivement tous les intermédiaires s’engraissent au passage (voir créént des structures écrans dite centrale d’achat, puisqu’ils appartiennent au même groupe), l’existence de lobbies, etc.
    La Calédonie est le libéralisme pur, même les éco-produit sont parfois plus chers que les prix de certaines sous-marques: le gouvernement justifie le prix pour compenser les coûts de transport vers la brousse ?????
    Il faut une règlementation encadrée des marges, ce qui abaissera non seulement le coût de la vie, mais aussi les revendications des employés territoriaux qui avec leur primes revues à la hausse vont coûter cher au contribuable.
    Les politiques se justifient en rappelant les évènements de 88, les accords de Nouméa, toujours en regardant le passé, jamais en projetant la Calédonie dans le futur, si ce n’est lors de la composition de listes électorales.
    De toute façon, les élections approchant, dites-vous bien ceci, vous aurez les politiques que vous méritez, plus proche de leurs intérêts, comme les républiques bananières que d’un pays développé, tourné vers ses concitoyens.

  18. momo dit :

    Oh ! il n’y a pas que les produits importés qui sont chers. Les produits locaux aussi le sont. La faute à qui ?

  19. Patrick de Viviès dit :

    Il faut se méfier des fausses bonnes idées… comme celle selon laquelle un contrôle des marges et des prix serait la solution face à la vie chère !!!! Dans la pratique, un tel encadrement relève de l’usine à gaz : il faut beaucoup de moyens pour relever les prix d’achat et de vente de l’ensemble des enseignes et des intermédiaires et il est si facile aux opérateurs de contourner le contrôle de leur prix d’achat (avec une filiale extérieure qui surfacture)… et puis qui peut s’arroger le droit de dire ce qui est une “juste marge” par rapport à quels critères et avec quels risques de dérive ? Le pouvoir qui contrôle peut décider de qui gagne quoi ? Non vraiement je crois qu’il est plus efficace d’agir à la source c’est à dire au niveau de la répartition de la valeur ajoutée entre profits et salaires… car il ne faut pas oublier qu’un prix est toujours à considérer en rapport des revenus !

  20. z dit :

    MOMO, les produits locaux sont chères parceque le prix (coût) unitaires sont référencés aux prix des produits d’importations, qui eux même sont en corrélation avec les hauts niveaux de revenus, cette demande qui tire l’offre et donc les prix vers le haut ! La boucle est bouclé et le cercle vicieux ne peut-être que …vicieux!
    Patrick de Viviès, d’accord pour dire qu’un “contrôle des marges et des prix” n’est peut-être pas la pannacée, mais pour commençer par faire un début de “transparence” il n’y a pas d’autres moyens ! Considérer qu’agir à la source sur la répartition entre “profit et salaires” est éfficace n’est valable qui sur un temps assez long, pour avoir le “moyens et le temps” de remonter chaque produits à sa source de production, dans l’immédiat ça ne change rien aux prix pratiqué. Pourquoi ne pas envisager les deux en même temps, un “contrôle” pour maîtriser l’immédiateté du problème et la révision “profit revenu” pour une éfficacité et une solution de long term?
    Un poulet congelé “Charles doux” se “fabrique” au Brésil où le salaire “moyen” varie entre 13000 XFP et 16000 xfp, à ce salaire là, même içi personne n’envisage sérieusement de se lancer dans la vollailes; pourtant on est pas plus “mancho” que des “brésiliens” et les poulets ne se nourrissent pas de..”samba”…

  21. Les vaches à lait dit :

    La Calédonie n’échappera pas à la grogne de la hausse des prix.
    Ce n’est pas secret que les gros groupes de la distribution ont eu de grosses pertes dut à de mauvais placement..
    Les prix augmentent pour récupérer leurs pertes.
    Pendant la période de gros profits. Ils ne nous ont pas fait de cadeau, puisqu’ils leurs arrivaient d’avoir des marges multipliées par dix et plus.
    Aujourd’hui, ces marges sont plus importantes pour nous faire payer les pois cassés. Ils sont entrain d’étrangler les petits importateurs, pour reprendre leur monopole.
    Les Calédoniens doivent réagir avant qu’il ne soit trop tard.
    J’ai voté pour les gouvernements en place de Calédonie et de métropole.
    Le constat, c’est que les uns comme les autres manquent de courage pour mettre en place une législation plafonnant les marges.
    Si on fait un rapprochement, avec les Antilles, les groupes, Ballande, Lavoie, Pentescot, sont comparable avec les békés. Idem pour Mr Leroux et son riz
    Les monopoles les engraissent depuis des décennies.
    Les écos prix sont de la foutaise.
    Tahiti propose des produit de première nécessité, bien moins cher
    Il serait temps de devenir sérieux et arrêter de prendre les Calédoniens pour des imbéciles.
    Mr Martin parait être le plus apte pour mener à bien ce combat, contre la vie chère.
    Si il n’y arrive pas, les Calédoniens descendront en masse dans la rue pour se faire entendre

  22. Ceux qui sont intéressés par ce sujet peuvent lire :

    LA THEORIE DU CONTRÔLE DES PRIX (Pigou, Keynes, Kalecky, Galbraith, Samuelson, etc.) Par : Stéphanie LAGUERODIE et Francisco VERGARA

    http://fvergara.com/Controledesprix.doc

  23. Z dit :

    Difficile question quand tous se tiennent par la barbichette…
    Z.

  24. knbo dit :

    bon en tout cas j esperes qu’avec le nouveau congrès ou gouvernement toutes les plaintes de la population calédonienne sera prise en compte, concernant la vie chere….Car c’est pas tout de dire ou de faire de la pub sur la beauté du Pays, et je suis tout a fait d accord avec ceux et celles qui se batent pour le droit a l’emploi ou le soi disant “emploi local “…Mais il faut savoir que le Pays a besoin de develloper une certaine concurrence avec l’exterieur pour permettre une certaine influence sur la vie chere ….Après reste a nos leaders de faire les choses correctement c’est à dire “ne pas laisser le marché local sur la paile”.
    C’est simple il y a des solutions il suffit simplement de plus de diplomatie dans la gestion des ressources aussi diverses soient elles …dans ce Pays !!!
    En somme que chacun et chacune trouve son compte !!!

    tchuss

    Bon courage a toi pour ton

  25. E dit :

    Bonjour,
    Pour faire simple et répondre à VNR en rebondissant sur la remarque de Thierry Blaisot ; les intermédiaires et les distributeurs ont des actionnaires communs. Effectivement les dividendes finissent dans les mêmes poches.
    Je trouve l’article très intéressant parce qu’il propose une méthodologie simple permettant au consommateur lambda de se faire une idée sur les marges concédées par un système. Cependant, comprendre sa complexité et ses interrelations semble moins aisé. Je pense en particulier aux recettes publiques (déjà moribondes si on considère les analyses de l’UNC) qui en découlent et donc aux moyens de subventionner l’action des organismes dédiés. Intrinsèquement on parle aussi de salaire, d’indexation et d’avantages de toutes sortes. Mon propos n’est pas d’inviter à l’inaction mais à poser les questions qui découlent d’une baisse des marges, et j’écarte délibérément l’éventuel opportunisme ou cynisme d’acteurs politiques. Doit-on aussi revoir la gestion des administrations ou accepter que leur action soit diminuée ? Ou alors faut-il ajouter à la baisse des marges de nouvelles taxations, imposées au professionnel ou au particulier. Dans ce dernier cas elles devraient être moins importantes, entre 5 et 10 % de “l’excédent” de marge non perçu par le distributeur… Voila juste une petite remarque ; parce que l’on pourrait écrire des pages et des pages si on adoptait une approche systémique…
    Amicalement.
    E

  26. yoan dit :

  27. Gosse Fredy dit :

    Pourquoi les prix sont chers….??? vaste débat
    on peut énumérer dans le désordre
    Eloignement de l’île , fiscalité à l’entrée stupide advalorem et souvent protectionniste ( et oui faut protéger le petit agriculteur ,le petit producteur local) on ne peut à la fois avoir le beurre et l’argent du beurre…pouvoir d’achat excessif par de trop nombreux fonctionnaires aux salaires indexés trop généreusement, absence de concurrence réelle ,entente sur les prix,absence de contrôle sur ces ententes;l quels sont les remèdes,?
    Sûrement pas la fixation autoritaire des marges.J’ai 20 ans d’expérience de commerce international et de fournisseurs de grandes surfaces… si vous pensez une seule seconde qu’en obligeant les grandes enseignes à un coef maximal vous ferez baisser les prix vous êtes d’une incroyable naÏveté.
    Dans ce cas ;les grandes surfaces achèteront chers et transféreront ailleurs le profit.. vous avez un coef légal d e0,50 faut il acheter à 100 ou à 200?
    la vérité est que ce n’est pas simple
    1/l’ adoption de la tva est nécessaire et impérative
    2/permettre l’accroissement de la concurrence
    3/ contrôler et faire condamner les ententes sur les prix
    4 faire baisser le prix de revient fiscal des entrepreneurs fabricants locaux
    5/ aider temporairement les nouveaux entrants sur le marché de la fabrication (pas éternel sinon c’est simplement un nouveau quasi fonctionnaire qui veut des prix élevés sans concurrence de l’import /On peut défendre cette position mais alors ne pas se plaindre des prix trop élevés
    6) avoir un organisme public (pas pléthorique svp) chargé de relever les prix de gros sur les marchés de fruits et légume poken ,les transformer en véritables prix de revient rendus magasins Nouméa et les publier régulièrement
    la connaissance des choses changerait probablement les opinions et les attitudes
    7/accepter la réalité non un produit vendu à Poum ne peut être vendu au même prix qu’ à Nouméa :dans cette hypothèse a veut dire que Noumea paie le transport et le bénefice de l’intermédiaire de la brousse ….
    8/ avoir le courage politique de dire quelles productions agricoles locales sont à garder face aux importations … car encore une fois le systéme actuel permet aux importateurs d’avoir un remarquable lièvre faudra choisir l’emploi local protégé ou les prix ,les 2 en même temps c’est impossible

  28. Gosse Fredy dit :

    je reviens sur le post du texte de madame Gambey.C’est le texte d’une personne qui ne sait pas de quoi elle parle.
    comparer des prix publics calédoniens à des prix publics métropolitains est extrêmement difficile vu l’éloignement de l’ile ,le coût du transport et la fiscalité indirecte à l’entrée.on ne peut absolument pas généraliser avec des pourcentages ça n’a aucun sens. prenons une marchandise achetée par une enseigne de grande surface à sa centrale d’achat en métropole
    Sa centrale va lui facturer si tarif FOB le transport au port d’embarquement et quelques frais pour services rendus si tarif CIF il faudra ajouter le coût du transport et de l’assurance ;là ça se corse .Le coup du transport va dépendre de la valeur embarquée dans le container et de son volume… plus la marchandise est volumineuse plus ça coûte cher et si en plus la valeur est faible ça coûte trés cher
    je vous raconte briévement une histoire vécue il y a quelques années quoi d e+ volumineux et de faible valeur que des rouleaux de papier toilette.j’avais passé un accord avec un fabricant italien qui avait des prix fantastiques et de bonne qualité seulement voila il était dans l’italie du sud … il ne voulait pas livrer la marchandise ;il fallait venir la chercher.Je découvris que calculer un prix de revient devenait trés compliqué.Fixer le prix pour des camions complets sur des destinations faciles Paris ou Lyon no probléme mais dés que le camion devait partir dans un département plus compliqué type les 2 sévres ou le massif
    central ça devenait un peu la bouteille à l’encre dans l’ignorance des volumes respectifs par enseigne et par département..on passait de 20% advalorem à 30 ou 35%. aprés bien des études et suppositions je m’étais fixé un prix moyen qui valait ce qu’il valait et j’ai fait une proposition aux centrales d’achat qui n’a pas abouti ces braves gens voulaient des livraisons à la palette ce qui supposait stockage préparation de commandes soit par moi même soit déléguées à un transporteur ..coût avec retransport par petite quantité 35% au cas coin de la France .j’ai renoncé c’était trop casse gueule?Reprenons notre marchandise.
    une fois arrivée à nouméa cette marchandise doit être débarquée au port, là on tombe dans la protection de l’emploi LOKAL..la calédonie a cette particularité que les autorités politiques et administratives organise pour des raison politico syndicales la non concurrence des prestataires de service.LKU fait la loi sur le port , le document secret qu’il a signé lui permet de vivre en paix et de gagner bien sa vie au détriment des consommateurs .Que fait la justice ?n’ y a t il pas là un entente sur les prix
    cette fois la marchandise est débarquée faut payer les taxes à l’import
    et éventuellement les droits de douane si la marchandise n’a pas été “européanisée”
    il y a la TGI jusqu’ à 31%,la TBI, 5% sauf exceptions;la taxe de péage transport maritime 1%, taxe de frêt aérien (si ça vient à tontouta ) 8% lataxe ad valorem TCI sur les produits importés ;la taxe sur les énergies renouvelables(l’essence) la taxe conjoncturelle pour protection de la production locale (chaque année fixé par le congrés) la Tspa taxe de soutien à la production agricole advalorem fixée chaque année par le congrés ;et puis la taxe sur les alcools et tabac et la taxe de soutien aux actions de lutte contre la pollution (huiles lubrifiées)
    cet inventaire à la Prevert montre qu’il n’ y a pas un prix de revient mais que chaque produit selon sa nomenclature….
    cette fois notre marchandise est à nouméa les magasins les petits comme les grands n’ont pas la surface de stockage nécessaires donc les grands doivent louer les services d’un prestataire de service ,les petits eux vont chez le grossiste ,pas moyen de faire autrement sinon ils disparaissent..et ça n’est pas fini ou le colporteur fait il ses courses avant de monter en brousse ?et peu t il faire autrement? penser que l’on peut dans une ile avec 250000 pékins au bout du monde ne pas avoir de grossistes est ubuesque.
    bref ces intermédiaires rajoutent aux prix
    conclusion les prix sont chers structurellement parce que vos politiques et vos syndicaux le veulent ainsi au nom de 2 principes priorité à la fiscalité indirecte advalorem et priorité à” l ‘emploi lokal “cad refus de la concurrence dans le domaine des transports (encouragé probablement par le privilège du pavillon)

    vous voulez que ça change faites les modifs exprimés dans mon post précédent et faites une large diminution de la fiscalité indirecte au profit de la fiscalité directe impôt sur le s+ values immobilières,taxe foncière,irpp …..

  29. Stephane dit :

    Voila un dossier intéréssant qu’il est important de se pencher dessus, moi j’ai l’impréssion que tous les intermediaires s’en mettent pleins les poches de manière excéssive, et au final, c’est le consomateur qui paye.
    Sans parler des situations monopolistiques importantes, politiques et patrons se tiennent la main….
    D’ailleurs tous les politiques sont aussi de trés grands patrons…
    Mais qui est le + pénalisé?
    Comme d’habitude celui qui de petits revenu…

  30. outpat dit :

    Le contrôle des prix semble s’imposer en raison des prix exhorbitants pratiqués dans certains secteurs tels que l’alimentaire (fruits et légumes) mais aussi les services ou le BTP. Des devis pratiqués à la louche et parfois à la tête du client qui révéle parfois un manque de professionnalisme.En effet cela conduit à une discrimination d’une partie de la population qui ne bénéficie pas d’un revenu suffissant et à un problème de santé publique (diabéte, obésité etc..)
    Quant à la mise en oeuvre de ce contrôle il apparait difficile dans la mesure où la TRANSPARENCE est totalement absente du marché et qu’il n’y a pas atomicité de l’offre (quasi monopoles.) En filigrame apparait donc une ABSENCE TOTALE DE SOLIDARITE ajoutée à l’EGOISME outrancier d’actionnaires ou associés se partageant le contrôle de sociétés ( SA,SARL…) et qui cumulent parfois pouvoirs économiques et politiques.
    C’est en étant citoyen et en s’engageant dans des actions citoyennes que l’on pourra améliorer et contrôler les prix. Il faut boycotter les produits lorsqu’on les estime trop chers , soutenir les actions que l’on juge conforme à l’intérêt de tous et lire avec discernement les propos raccoleurs de nos politiciens.

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