PENSEES URBAINES

Repenser les institutions calédoniennes ?

Posted by servefa on Mercredi 18 mars 2009 and filed under A la une, Opinions, Tribune Libre. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry - Article lu 2 188 fois

Je commence cet article en m’armant de la plus grande prudence, c’est à dire en soulignant ma connaissance limitée de l’histoire du pays et de la genèse de ses institutions et en prévenant avec force le lecteur que ce texte n’a pour objet que le débat, la discussion, la réflexion. Je dois avouer que j’ai quelques difficultés à écrire les lignes qui suivent tant j’en suis le premier troublé, mais j’ai foi en vos réactions pour m’apporter le réconfort soit en confirmation de ce trouble, soit dans son opposition.

new_caledonia_administrative1

Un regard rapide sur les logiques institutionnelles et de gouvernance dans le monde tend à faire penser que la logique va à la décentralisation des pouvoirs au bénéfice de regroupement urbains ou para-urbains. Ainsi, les américains parlent de nouveau régionalisme, les canadiens lancent des vagues de fusions municipales, les anglais ont fait renaître le Grand Londres, la France se reconstruit sur l’intercommunalité, et même les chinois décentralisent le pouvoir national à de vastes structures de méga-villes. La Nouvelle-Calédonie n’est pas en reste dans cette dynamique avec l’importance supposément croissante du Syndicat Intercommunal du Grand Nouméa et le cas du Schéma d’Aménagement de Voh-Koné-Pouembout (VKP). Il y a en effet un enjeu majeur à repenser la forme des villes et leur juridiction municipale. Les évolutions des modes de vie des citadins, surtout dans leur mobilité, conduisent à dépasser les cadres habituels de gouvernance: une décision prise par la mairie de Nouméa, par exemple en matière de circulation, peut avoir des conséquences importantes sur une famille qui habitent le Mont-Dore. Il est donc nécessaire d’avoir une vision intégrée des différentes communes constituant un ensemble urbain (je reste volontairement vague sur la constitution de cet ensemble dont la délimitation est en soi un débat). La ville appartient-elle à ceux qui y vivent ? A ceux qui y travaillent ? A ceux qui y passent en loisir ? A ceux qui apportent, par leur consommation, les ressources aux habitants (par exemples les touristes) ? Ces questions illustrent à quel point les anciens processus qui commandaient les institutions municipales sont dépassés. Le concept même de ville est en perpétuelle interrogation et de nouveaux concepts naissent fréquemment. En France certains parlent de métapoles, c’est à dire de l’ensemble des villes et des campagnes qui sont sous l’influence d’une grande ville. En Amérique du Nord, il est question de Edge Cities, Edgeless Cities, Boomburbs, Mega-Regions, etc. Ces réalités semblent bien lointaines de la Nouvelle-Calédonie, pourtant les mécanismes qui y contribuent sont, pour beaucoup, les mêmes que ceux qui conduisent à construire des lotissements à Païta et à générer un exode rural qui déséquilibre, malgré la volonté politique, la démographie au profit de la Province Sud et en particulier du Grand Nouméa.

Parallèlement à cette constatation, nous pouvons nous étonner de ce que la Nouvelle-Calédonie, et sa faible superficie couplée à sa faible population, suive un fonctionnement fédéral articulé autour d’un gouvernement recueillant les ressources par la fiscalité, pour les distribuer, quasi-idéologiquement, à des provinces à la fois très autonomes dans les politiques menées et entièrement dépendantes de la générosité du gouvernement supérieur. Si je peux comprendre, tel que l’explique justement le Président de la Province Sud, que la provincialisation résulte d’un partage politique du pouvoir, un partage visant à assurer un pacte de paix, je ne peux m’empêcher de penser, sûrement mû par une culture jacobiniste, que le partage en trois provinces n’est pas satisfaisant pour le pays.

Il serait possible de disserter à ce sujet de nombreuses heures: comment concevoir un pays où de Bourail à Poya les lois en matière d’environnement, d’urbanisme, ou d’aide au handicap sont différents. Un tel partage porte-t-il vraiment vers la construction d’un destin commun tel que semble le porter l’Accord de Nouméa ?

En lisant récemment le blog d’Alain Juppé, et en étudiant le nouveau régionalisme américain, j’en suis arrivé à m’interroger sur l’existence même des provinces pour imaginer une nouvelle organisation collant au plus près des comportements des calédoniens, dans un souci de bonne gouvernance. Ainsi, je me suis pris à imaginer un ensemble de constellations de communes: ici le Grand Nouméa (avec Yaté et Boulouparis ?), là VKP, par là La Foa-Sarraméa-Moindou-Farino-Bourail, par ici Hienghène-Poindimié-Touho-Poindimié-Ponerihouen, etc. (les exemples cités ci-avant ne sont bien que des exemples…un grand débat public pourrait mener à définir ces constellations). Ainsi, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie serait garant d’une unité juridictionnelle et réglementaire (pour une Nouvelle-Calédonie une et indivisible ?), en particulier dans des domaines tels que l’environnement et les espaces de conservation,  l’éducation, la santé publique, mais aussi dans les transports entre les constellations. Toutefois, les constellations devraient gérer, dans la plus grande cohérence, encadrées par la legislation et la nécessité de disposer, par exemple, de documents de planification, les questions de transport, de déchets, sécurité, urbanisation, au sein de leurs territoires. Chaque constellation disposant d’une certaine liberté en matière de fiscalité locale.

Il y a sans doute de nombreuses objections à apporter à une telle organisation. Je fais donc confiance aux qualités critiques de vos esprits pour nourrir la réflexion. Car il me semble nécessaire, plus encore à la veille d’élections provinciales, de toujours porter un regard critique sur les institutions d’un pays afin de lui permettre de s’améliorer.

François SERVE

20 Responses for “Repenser les institutions calédoniennes ?”

  1. Edou dit :

    Bonjour Gecko News et bravo à M. Serve pour cette tribune forte intéressante et tranchante. C’est tout à fait exact, le regroupement de villes et la constitution de grands ensembles (de pôles) est vraiment d’actualité. Il en est beaucoup question en Europe et France par exemple avec le concept de “grand Paris”. Il est également dit que cela a pour but de renforcer l’attractivité des régions auprès de l’Europe notamment pour des questions de financement et de subventions. Bien à vous, Edouard.

  2. servefa dit :

    Salut Edou,

    Tranchante ? Ah, elle n’avait pas cet aspect dans ma tête !

    Concernant la modification des échelles dans la gouvernance (ce que les politologues US appellent le re-scaling), effectivement, l’heure est à la promotion des villes-régions avec fréquemment un discours économique. En effet, de plus en plus il est question de compétitions entre les villes, et non plus entre les pays, dans des réseaux de villes-globales. Toutefois une telle vision purement économique tend à offrir de la ville un visage marketing (avec un “branding” associé), dans le seul but d’attirer les investisseurs et la “creative class”, c’est à dire la classe des cadres dirigeants et innovants. Les villes se lancent donc dans de vastes opérations de séduction afin d’avoir l’air modernes, culturelles, etc… Malheureusement ces politiques de séduction se font au détriment des populations locales, et en particulier des populations locales défavorisées. Il me semble pourtant qu’avant la compétitivité sur la scène internationale, les décideurs doivent se préoccuper de la bonne vie de leurs citoyens.

    François

  3. Gaya dit :

    “Repenser le pays”…merci monsieur Serve. C’est exactement ce qu’il est necessaire de faire avant tout. Mon avis personnel est que les provinces divisent le peuple. A ceci il convient de rajouter que dans le nouveau paysage caledonien sont deja dessinees 8 constellations, appellees Aires Coutumieres. Elle redonnent au pays de nouvelles formes et surtout de nouvelles possibilites. Ce que vous dites est tres important car ce nouveau schema foncier nous donne l’incroyable opportunite de redessiner aussi l’organisation social, sanitaire, juridique et politique de la Nouvelle-Caledonie.
    La decentralisation, voila un sujet souleve qui demande mure reflexion. Ne serait t’il pas judicieux de redonner + de pouvoir aux communes et aux tribus [car nous avons chacun nos uses et coutumes]. Le population devrait decider des projet de pays en passant par la voie communale et coutumiere [allies au sein d'une seule administration par aires] pour, le cas echeant, etre soutenu par le gouvernement. La politique actuelle veut que les pouvoirs en place prennent des decisions du haut de la pyramide pour les faire appliquer par la population, de la en decoulent les grandes injustices…
    Se forum se verra de + en + constructif, j’en suis certaine…

  4. Patrick de Viviès dit :

    Je suis étonné de lire que les ressources fiscales de la Nouvelle-Calédonie sont distribuées “quasi-idéologiquement” à des provinces (…) “entièrement dépendantes de la générosité du gouvernement supérieur”. La clé de répartition des recettes fiscales entre les collectivités est dans la loi organique, elle peut être modifiée par une majorité qualifiée des élus du congrès… qui sont, rappellons-le, tous les élus des assemblées des trois provinces : les provinces sont donc avant tout dépendantes de leur capacité à s’entendre sur la répartition des deniers publics. Si il y a bien une “idéologie” dans la clé de répartition, c’est celle du rééquilibrage qui permet à des impôts principalement levés dans le grand Nouméa de bénéficier à tous les Calédoniens. C’est là ou sans doute le découpage proposé dans l’article pose problème. Doter de l”iberté fiscale” les constellations imaginées part probablement d’une intension louable, mais qui conduirait une aggravation des déséquilibres géographiques dans la répartition des richesses. Que vaut la liberté de lever l’impôt pour celui qui n’a pas (ou si peu) de contribuables ? Ne vaut-il pas mieux toucher une part des impôts prélevées ailleurs. Sinon la capitale riche s’enrichit encore vidant la brousse encore plus ?
    La provincialisation a sans doute de nombreux défauts, mais l’immense avantage d’avoir ramené la paix et permis un équilibre dans le partage du pouvoir politique. La gestion au niveau provincial de certaines compétences conduit-elle à des abérations ? Alors il faut trouver des voies pour que les collectivités provinciales trouvent ensemble, dans le consensus, la voie de harmonisation … mais remettre en cause le fragile équilibre sur lequel repose la paix me semble dangereux, au moins à moyen terme.

  5. servefa dit :

    Bonjour Patrick et merci pour cette réaction.

    Effectivement certains propos dans mon texte portent un peu à la provocation. Toutefois il faut bien reconnaître que le partage des richesses en Nouvelle-Calédonie se fait au nom du rééquilibrage plus qu’au nom de véritables services concrets. Que le Congrés puisse modifier la clé de répartition ne change rien à cette vérité, nous comprenons tous que les élus des provinces nord et des îles en ont aucun intérêt.

    Je parle d’idéologie car il faut bien comprendre qu’aujourd’hui le budget de la Province Sud par habitant est d’environ 250 000 FCFP, alors qu’il est de 680 000 FCFP dans les îles (source: http://www.rassemblement.nc/documents/conventions/conv5_table2.pdf diapositive 18). Cela pose de graves problèmes dans la fourniture des services élémentaires comme la santé, l’éducation, la mobilité. La volonté de rééquilibrage se fait donc en dépit des réalités: est-il raisonnable de négliger des services indispensables où ils constituent un réel besoin au nom de l’équité territoriale ? Le vœu de l’équité territoriale n’est-il pas purement idéaliste ?

    Depuis deux siècles l’urbanisation et l’exode social est un phénomène qui n’a pas réellement trouvé de parade: la concentration des populations dans des pôles urbains (pas forcément de haute densité) s’inscrit comme une grande dynamique humaine. Je ne pense pas que la Nouvelle-Calédonie échappe à cette logique. Cela ne signifie pas l’abandon des régions rurales, mais une juste adaptation des ressources, notamment sur la notion de projet.

    En somme il me semble que lutter contre l’exode rural est vain et qu’il est préférable de l’accompagner du mieux possible. La capitale s’enrichira encore et le déséquilibre géographique s’agrandira. Oui. Mais n’est-ce pas déjà ce qu’il se passe ?

    Concernant l’équilibre de la paix, j’ai foi en la concertation pour espérer que ce dernier ne signifie pas que les institutions telles que décrites dans l’accord de Nouméa sont gravées dans le marbre. Les institutions doivent s’adapter aux changements des sociétés. De nombreux pays au monde ne craignent pas, fréquemment, de les mettre à jour. L’immobilisme peut aussi être un facteur d’instabilité: la paix du pays passe désormais par la paix sociale dans son principal ensemble urbain. Cela nécessite une juste utilisation des ressources du pays.

    François

  6. servefa dit :

    Au fait, merci Gaya pour ce rapprochement avec le contexte coutumier, je trouve cela tout à fait intéressant et de nature à alimenter la réflexion.

    A bientôt.

    François

  7. Gurrera, l'insoumis... dit :

    Voici mon avis, il peut vous sembler caricatural ou ideologise en plus d’un supplement non negligeable de fautres de Francais, dsl:
    Merci encore a Francois Serve pour cet article qui annonce un debat critique sur l’emergence des nouvelles tendances en matiere d’urbanisme…Je dois avouer egalement que cet esprit de competition entre les villes se fait de plus en plus ressentir, comme par example la competition acharnee entre ces petites bourgades de France pour les J.O d’hiver de 2018.. Cependant l’interet strategique et economique de ces “constellations” inclut le consensus pour un recul et une cedation consubtancielles des espaces dit “vierges” et protegees qu’ils soient de nature biologique ou relative au patrimoine “collectif” kanak. Cette nouvelle degradation annoncee du mode de vie de l’homme kanak va de pair avec l’acceleration de la logique capitaliste qui gouverne les grandes instances politiques caledonnienes (ex: gouaro deva). Une logique basee sur un heritage du modernisme et gangrenee par une culture mondialisee dite culture McDonald.(je ne fais que diaboliser l’Occident pardon)..Effectivement on predit un changement salvateur en vue d’un reequilibrage demographique et economique sur le long terme par l’ossification structurelle de ces blocs, en vue d’une totale autonomie (si c’est le souhait de l’accord de Noumea). Encore une fois ma seule inquietude porte sur les changements imputees a la population, meme si la societe caledonienne demontre une faculte non negligeable a l’assimilation des immigres, je ne suis pas fan d’ouvrir totalement notre carcan d’identitee culturelle vers cette transition dite “cosmopolite” qu’impose la culture mondialisee. En gros je ne vois pas d’un bon oeil la construction d’un McDonald dans 10 ans a Bourail par example. Et malheureusement il sagit la d’un risque reel, pour revenir sur l’example de “Paris”, Noumea serat dans 5 ans une ville essentielement dediee au Touristes, (ex: restoration de la Maison Celliere…) avec l’apparition de rue pietonnes. Le Noumea populaire, le Noumea des annees 70-80 aurat totalement disparut…

  8. yoan dit :

    C’est un sujet qui mérité reflexion et meme à y travailler. Je crois que c’est assez anticipatif sur l’indépendance de la Kanaky. On pense déja pays aujourd’hui alors qu’il y a 20 ans dire ce mot voulait forcément dire etre contre la france.
    Nous avons fait un grand pas dans les mentalités et sur un plan juridique egalement. NOus allons garder ce shéma de province pour notre indépendance quelque temps je pense, en effet je ne vois en cela une priorité obligatoire. Commençons déja par nous gerer une fois libre et souverain du joug français avant de voiloir remodeler nos structures provinciales.
    10 ans au moins seront nécéssaire après 2014 pour qu’on prenne nos marques entièrement, economiquement, internationalement puis ensuite attaquons nous aux remodelement de nos provinces.
    Je trouve moi meme abérrant d’avoir une politque culturelle, environementale, minière differente dans chaque province. L’exemple de politique incohérente inter provinciales fut le cas pour la construction de Goronickel, autorisée par Jacques Lafleur alors president de la province sud.
    Les provinces ont trop de pouvoir par rapport à notre gouvernement, un exemple flagrant a été celui du reglement du conflit sur la greve des fonctionaires ou durant l’absence des principaux membres du gouvernement pour le comité des signataires à Paris, les president des provinces ont obtennu un accord avec les syndicats alors meme que le gouvernement refuser de ceder à leurs revendications.
    Il y a un risque fort de destabilisation du gouvernement, la province sud regroupe la majorité de la population, de l’economie, des aéroports (tontouta, magenta), infrastructures et posséde notre capitale.
    Celui qui maitrise la province sud posséde un pouvoir considérable donc cela peut etre dangereux à notre future démocratie.
    L’idée de structure basée sur les aires coutumiéres est intéréssante car déjà elle respecte des régions historiques et linguistiques. Il y en a 8 donc une décentralisation accrues pour un rapport plus proche des populations. Cela permet également une meilleure stabilisation en milieu rurale.
    Alors peut etre que les communes n’auront plus lieux d’etre, seront devenues obsolétes au profits de plusieurs régions plus petites que nos provinces actulles mais plus grandes que nos communes aussi.

  9. Seb dit :

    Salut François

    C’est un article très intéressant mais je ne pense pas que pour la Calédonie, on puisse appliquer des modèles français, américain ou canadiens pour le moment. En effet, mise à part l’agglomération Nouméenne, quel intérêt y a t il à regrouper les petites communes calédoniennes, dont les centres sont distants de plusieurs dizaines de km, pour former une constellation comme tu dis? Ca ne serait que rajouter une couche administrative dans un pays déjà bien fourni en la matière (Etat, NC, province, commune…) pour pas grand chose.
    Tu prends comme exemple l’impact d’une modification de la circulation dans Nouméa sur les habitants des communes périphériques pour justifier une concertation intercommunale au sein d’une structure bien définie. Tu as totalement raison, on pourrait aussi prendre les exemples de la gestion des déchets, de l’assainissement ou des transports en commun qui nécessite aussi une coordination entre ces communes aux tailles relativement importantes pour le pays et surtout très proches géographiquement. Mais en quoi une modification de la circulation à Poindimié par exemple pourrait avoir un impact sur les habitants de Ponérihouen ? A quoi servirait une mise en commun de leurs hypothétiques schémas d’assainissement ?
    Je crois que l’urgence, c’est d’abord de faire fonctionner l’intercommunalité Nouméa-Païta-Dumbéa-Mont Dore qui n’est pour l’instant pas très active avant de multiplier le principe ailleurs.
    Sinon, entièrement d’accord avec ta réflexion sur les provinces : certaines compétences en matière de réglementation devraient appartenir à la Nouvelle Calédonie et non aux provinces. Par exemple, un chantier à cheval sur les provinces Sud et Nord devrait répondre en théorie aux 2 réglementations en matière d’environnement. Sacré casse tête pour les maîtres d’oeuvre et sacrés perte d’argent public et de temps pour rédiger et valider 2 réglementations.
    Pour réagir à la fin de l’intervention de Gurrera : ”dans 5 ans, Nouméa sera une ville entièrement dédiée au touristes” : encore faudrait il qu’il y ait des touristes… En plus, je ne vois pas ce que les Nouméens auraient à perdre avec la transformation d’une rue accessible presqu’uniquement à l’automobile (qui n’a rien de très conviviale ni de très populaire) en une rue piétonne. De même, quelle belle initiative d’avoir sauvé la maison Cellières, héritage du passé calédonien, à l’heure où tant de maisons coloniales sont détruites au profit d’immeubles.
    Enfin, pour finir, la remarque de Yoan m’interpelle : ”commençons déja par nous gerer une fois libre et souverain du joug français”. Je crois qu’avant de se libérer de ce terrible joug (…), il s’agit d’abord de gagner notre indépendance financière vis à vis de la France. Il est en effet recommandé pour un funanbule d’apprendre à marcher sur un fil à 10m de haut … avec un filet de protection. A ce sujet, il est quand même incroyable de comparer le chemin parcouru par un pays comme la Nouvelle Zélande avec celui parcouru par la Calédonie, pourtant colonisée en même temps. En y regardant de plus près, on se rend compte que la Nouvelle-Zélande, colonie britannique de peuplement, a pu se doter très tôt d’institutions stables (premiers gouvernement et 1er ministre dans les années 1853-1856), d’une autonomie en politique intérieure et d’un commerce actif et bilatéral avec la GB, avant d’obtenir, sans heurts, sa totale souveraineté au lendemain de la 2nde guerre mondiale. ll n’est pas trop tard de s’inspirer de certains aspects de ce modèle.

    Seb

  10. Gaya dit :

    Bonjour a tous.
    Je rebondit sur ce qu’a soulevait Gurrera, l’insoumis… et avec lequel je suis d’accord.
    Le modernisme est partout et il a du bon, pour peu qu’il soit utlise decemment, durablement et au profit de TOUS. Beaucoup de chose dans notre systeme echappent chaque jour a notre controle et certaine sont inadaptees. C’est l’union qui fait la force je crois. Mais sommes nous suffisament nombreux pour faire evoluer les choses a l’avantage d’un pays autonome??
    “LE QUICK” c’est pas notre avenir, c’est des milliards en plus pour ceux qui sont deja riche…
    C’est de la concurence deloyale [vous avez deja vu une pub pour les roulottes face au MAC DO??],un monde sans pubs a la tele deja se serait bien…
    Des complexes immobiliers a “fin plein d’etoiles” deja sur les plans…c’est pas notre avenir [ca sacage les mongroves, la vegetation et provoque la migration des especes]. Ca coute des milliards et c’est pas du tout representatif du pays. Des hotels, de luxe ou autre il y en a suffisament [vu le nombre de touristes et en sait tous pourquoi...].
    Un tourisme nature a travers tout le pays: chez l’habitant, dans les gites, les maison d’hote…creer un reseau pour le suivi et la mise en valeur de notre iles et de sa population par le contole et l’elimination des depotoires sauvages…voila un tourisme qui profiterait directement a la population et qui enthousiasmerait les voyageurs en mal de decouverte.
    Et maintenant pour ce que vous dites Yoan: “NOus allons garder ce shéma de province pour notre indépendance quelque temps je pense, en effet je ne vois en cela une priorité obligatoire. Commençons déja par nous gerer une fois libre et souverain du joug français avant de voiuoir remodeler nos structures provinciales…”
    Je pense effectivement qu’avant de remettre en question le principe des provinces il s’ecoulera bien du temps et cela n’est pas une priorite obligatoire. Cependant une gestion differente des institutions, plus populaire [sous le regard "consciencieux" d'un gouvernement coutumier et civil, qui le l'espere, aura moins de pouvoir que le gouvernment actuel] ne serait t’elle pas a envisager avant emancipation [meme en cas de souverainete partagee]? Ne serait-ce que pour retrouver une cohesion sociale a travers tout le pays, sans parler des accords de Noumea. Les mairies resteraient en place, tout comme les conseils coutumiers resteraint en tribu et l’administration commune [donc 1 par aires] allierait de facon consensuelle les proposition de chacun dans le but d’un develloppement durable et profitable pour tous. Avec une repartition equitable des fonds distribues et obligation de resultats pour tous. Cette administration pourrait se resumer a une simple case, sans feu d’artifice architectural, suffisament grande pour acqueillir du monde. Rester simple nous eviterait de depenser inutilement [dans un souci d'auto-gestion des depenses de facon resonable]. Plus les descisions viendront du peuple et plus il s’investira, le develloppement ne peut se faire sans lui.

    Bien cordialement

  11. servefa dit :

    Je vais commencer par répondre à Seb.

    Je pense que tu as mal compris mon propos. Il n’est pas question d’ajouter un palier intermédiaire (intercommunalité), mais de substituer un palier plus local aux provinces, le gouvernement ayant des compétences étendues. Changer les institutions après 20 ans, cela n’est pas faire preuve d’instabilité: il faut voir dans les autres pays, stables et démocratiques, à quelle point les révisions institutionnelles peuvent se faire plus fréquemment.

    Toutefois, il n’est pas question pour moi de proposer d’appliquer en NC un modèle US, français ou canadien…ne serait-ce que parce que la diversité est énorme entre ces trois pays, et aussi parce que les institutions doivent s’adapter au contexte du lieu. Mais cela ne signifie pas qu’il ne faille pas regarder ce que font les autres.

    Si Voh, Koné et Pouembout ont trouvé des bonnes raisons d’organiser leur développement ensemble, je ne doute pas que Poindimié, Ponérihouen et Touho, par exemple, n’en fassent pas de même. Par exemple pour la gestion des déchets, ou bien les services scolaires, etc.

    Mais, je reconnais que cet article et la proposition qu’il porte sont peut-être trop ambitieux. Peut-être serait-il plus sage de réviser la clé de répartition entre les provinces, conformément à l’article 181 de la loi organique.

    Enfin, concernant les réflexions sur “la modernité”, ou la souveraineté calédonienne, il me semble que cela pourrait faire l’objet d’articles indépendamment des institutions.

  12. Kanou dit :

    « Il convient de rappeler que depuis 1985, les institutions calédoniennes répondent d’abord à un objectif politique, le partage des pouvoirs entre indépendantistes et non indépendantistes, et ensuite à un objectif économique, le rééquilibrage. D’où la naissance de collectivités intermédiaires, les régions, puis les provinces.

    Le statut Fabius-Pisani de 1985 a institué un découpage transversal du pays avec une région Nord, une région Centre, une région Sud, et la région des îles Loyauté. Le statut Pons I de janvier 1988 a privilégié un découpage longitudinal, avec une région Est, la région des îles Loyauté, la région Ouest et la région Sud. Enfin, la loi référendum de novembre 1988 instaure les provinces avec le découpage que l’on connaît aujourd’hui.

    Les regroupements urbains ou para-urbains que vous proposez (cf. le Grand Nouméa, et la région VKP) peuvent paraître séduisants, mais il faudrait alors repenser complètement la fiscalité locale, ainsi que les mécanismes de la redistribution des ressources fiscales de la Nouvelle-Calédonie.

    La clé est sans doute à chercher dans la concertation inter-collectivités rendus déjà nécessaire à la mise en œuvre des nombreux contrats de développement qui contribuent également au développement équilibré de notre territoire.

    Vaste sujet…

    Kanou. »

  13. servefa dit :

    Merci beaucoup pour ce retour historique et pour tes propositions Kanou.

    Repenser les mécanismes de la redistribution des ressources fiscales de la Nouvelle-Calédonie, bien-sûr ! L’urbanisation impose cette réflexion, les infrastructures d’accompagnement de cette dernière (par exemple les stations d’épuration) coûtent excessivement cher.

    Quant à la concertation rendue nécessaire par les contrats de développement, et les contrats d’agglomération, je crains qu’elle ne suffise pas, chaque collectivité continuant à tirer la corde de son côté.

    Une structure intercommunale élue au suffrage universel modifierait la donne en matière d’imputabilité. Le “super maire” et le “super conseil” étant élus par l’ensemble des citoyens du territoire élargi, ils ne seront plus enclin à défendre leur paroisse, mais bien à être redevable de ce territoire élargi qu’ils représentent. Ainsi, il y aurait une véritable vision d’avenir pour l’agglomération, autrement que par la concertation conflictuelle de collectivités.

    François

  14. le cagou masqué dit :

    Tous ces articles sont fort intéressants. Mais le vrai problème se trouve plutôt dans les pouvoirs consentis aux provinces qui devraient plutôt être entre les mains du gouvernement local comme le code de l’environnement, etc. Cela permettrait d’une part d’uniformiser les règlementation et d’autre part de coûter moins cher, puisque cela permettrait de réduire la masse salariale.
    Mais plutôt que de réfléchir à une redistribution des financements publics, ne serait-il pas plus judicieux que les deniers du contribuables soient utilisés intelligemment, pour preuve le gaspillage si souvent relayé dans la presse locale du GIE Tourisme visant à promouvoir le tourisme et dont le compteur reste bloqué à 100 000 touristes par an. La cour des comptes devraient être dotée d’un pouvoir disciplinaire vis-à-vis des provinces, communes, des agents territoriaux si la politique menée ou les objectifs ne sont pas atteints : il est étonnant de voir le personnel de l’administration au sens large bénéficier de prime qui dans les entreprises civiles découlent généralement des résultats de l’entreprise, donc de la productivité.
    Finalement, repenser le système actuel ne répondrait pas nécessairement aux besoins, mais plutôt promouvoir une gestion saine des financement dans les projets ou besoins du territoire en pouvant sanctionner les projets inefficaces ou mal menés.

  15. knbo dit :

    Bon il est vrai que la repartition a de bons effets sur la pop comme de mauvais effets, mais il est important de tenir compte du choix des gens qui y vivent dans ce pays depuis des années…..Souvent ce qui se passe c’est que nos politiques font semblant d’entendre ce qui se dit ou font semblant de comprendre….Mais alors à quoi sert la politique…
    Moi je penses qu’il faut rayer toutes les personnes qui menent une “politique de l’autruche” ceux qui font croire aux gens qu’ils ont fait quelque chose pour eux en n oubliant de leur dire que c’est les dechets qu’ils vont recoltés ( eux: 95% et le citoyen 5% ou pire rien du tout) et trouver des forces vives de toutes ethnies confondues, qui tiendraient compte de chaque specificités ( culture, milieu social…) pour inover le fonctionnement des instutions…Comment peuvent ils tenir des disocurs comme ” la jeunesse c’est l AVENIR du Pays” et une fois que ces jeunes cadres sont diplomés …on les mets sur le bord de la route…..
    Bref !!! c’est qu’une reflexion constatée ….

  16. Philippe A. dit :

    Ce debat est intéréssant mais s’égare un peu…
    Faire que la concentration urbaine deja présente ait une réalité institutionnel ne pourait être qu’une bonne chose. En clair OUI à VKP et au Grand Nouméa pour plus d’économie financiere, écologique, sanitaire et de developement culturel ! Cependant, je rejoins l’avis de certain quand ils disent qu’il ne sert à rien de créer des “constélations urbaines” qui n’aurait aucune réalité car trop éloignés les uns des autres.
    Je m’étonne d’ailleur de voir des gens pronés la fin des éventuels “favoritisme de paroisse” des Maires avec l’élargissment de leurs zones d’influences. Dans les faits, je pense que sa ne changera pas grand chose et qu’au pire sa les agraverais (on preferre defendre sa propre commune). Par contre sa détruirait un maillon institutionnel essentiel dans son rôle de proximité. Dans un contexte de village comme presque partout en brousse, cette proximité est réel et touche les administrés.
    Enfin, en se qui concerne les Provinces, je pense que, contrairement à se qui est sous-entendu, l’histoire nous montre que leurs influences déclinent lentement au profit du gouvernement central à chaque transfert de compétence. Donc ce “réequilibrage institutionnel” se fait naturellement au détriment du “réequilibrage économique” pourtant si éthique. Ca par contre, c’est dangeureux pour l’équilibre politique et social en Nouvelle-Calédonie. Car les provinces sont avant tous un outils de paix qu’il faut donc manipuler avec précotions et nuances. Une loi de pays devrait donc suffire pour aider le Grand Nouméa à financer ses actions sociales nécéssaire et inévitable à cause de la forte exode rurale.

    PS: Cependant, j’ai beaucoup de mal avec des argumentaires qui dévelopent une répartition des richesses qui va à l’encontre de la morale. La discrimination positive fiscal est une chance pour la calédonie ! Une chance pour les habitants du Nord et des Iles qui bénéficient de cette manne providentiel. Une chance pour l’opulante cité blanche de Nouméa de garantir son existance et sa prospérité dans la paix.

  17. Philippe A. dit :

    Ce debat est intéréssant mais s’égare un peu…
    Faire que la concentration urbaine deja présente ait une réalité institutionnel ne pourait être qu’une bonne chose. En clair OUI à VKP et au Grand Nouméa pour plus d’économie financiere, écologique, sanitaire et de developement culturel ! Cependant, je rejoins l’avis de certain quand ils disent qu’il ne sert à rien de créer des “constélations urbaines” qui n’aurait aucune réalité car trop éloignés les uns des autres.
    Je m’étonne d’ailleur de voir des gens pronés la fin des éventuels “favoritisme de paroisse” des Maires avec l’élargissment de leurs zones d’influences. Dans les faits, je pense que sa ne changera pas grand chose et qu’au pire sa les agraverais (on preferre defendre sa propre commune). Par contre sa détruirait un maillon institutionnel essentiel dans son rôle de proximité. Dans un contexte de village comme presque partout en brousse, cette proximité est réel et touche les administrés.
    Enfin, en se qui concerne les Provinces, je pense que, contrairement à se qui est sous-entendu, l’histoire nous montre que leurs influences déclinent lentement au profit du gouvernement central à chaque transfert de compétence. Donc ce “réequilibrage institutionnel” se fait naturellement au détriment du “réequilibrage économique” pourtant si éthique. Ca par contre, c’est dangeureux pour l’équilibre politique et social en Nouvelle-Calédonie. Car les provinces sont avant tous un outils de paix qu’il faut donc manipuler avec précotions et nuances. Une loi de pays devrait donc suffire pour aider le Grand Nouméa à financer ses actions sociales nécéssaire et inévitable à cause de la forte exode rurale.

    PS: J’ai beaucoup de mal avec des argumentaires qui dévelopent une répartition des richesses qui va à l’encontre de la morale. La discrimination positive fiscal est une chance pour la calédonie ! Une chance pour les habitants du Nord et des Iles qui bénéficient de cette manne providentiel. Une chance pour l’opulante cité blanche de Nouméa de garantir son existance et sa prospérité dans la paix.

  18. IKARIOS dit :

    Phillipe A.
    est-ce de l’humour noir de blanc supérieur?

    voilà ce que mon petit cerveau de métisse capte de ton précédent commentaire

    coexistence pacifique mode d’emploi:
    on parque les kanaks dans le Nord et dans les îles
    comme ça ils nous emmerdent pas avec leur coutûme et leur tradition
    ils gèrent leurs affaires comme bon leur semble
    ça nous évitent de les exterminer comme du bétail comme les pokens ont fait en Australie
    et ça donne une bonne image à l’étranger du Calédonien humaniste
    (on est pas si méchant que aprés tout, c’est pour leur”s” bien”s” qu’on fait tout ça)

    nous on se garde le sud avec nos petits esclaves aux couleurs de l’arc-en-ciel
    et dans l’”opulente cité blanche” on continue à faire la fiesta comme au bon vieux temps

    la morale de l’Histoire:
    la guerre continue mais nous les blanc supérieur on aime ça, jouer au yin-yang

    heu non je voulais dire yoyo

    :op

  19. Philippe A. dit :

    Mon propos n’a rien de raciste au contraire… Je signale juste que ceux qui veulent une répartition moins forte des richesses (moins de provinces, moins d’impots, moins de partage et de solidarité) sont justement les grandes fortunes entre les mains de “blancs”. Il est donc normale de les mettrent en garde contre une dérive de leur discourt. Oui l’argent achéte la Paix en Nouvelle-Calédonie ! Oui je pense que c’est un mal nécéssaire ! Oui je pense que ce n’est qu’une étape vers une gestion plus normal et fraternel sur le long terme. Mais en l’état actuel, au vu des inégalités éthniques et économiques acablantes qui berce notre pays, encore une fois cette discrimination positive est NECESSAIRE.

    PS: L’expression “cité blanche” n’a pas de connotation raciste dans ma bouche elle fait référence à l’histoire quand ces mêmes grosses fortunes urbaine ont réelmeent réfléchit à la séparation de nouméa (la blanche) du reste de l’archipelle (la noire). Et c’est justement parceque je rejette cette vision que je fais ressortir les vieux demons pour faire reflechir.

  20. Gosse Fredy dit :

    Fondamentalement créer une division en 3 d’un pays possédant une population globale équivalente à un gros arrondissement Parisien est une hérésie.Hérésie ayant eu pour conséquences désastreuses de créer et multiplier le nombre de fonctionnaires locaux bien au de la des besoins et en pourcentage bien supérieur à celui de la France qui est déjà un non exemple pour les pays développés
    Cette hérésie purement politique (trouver une majorité canaque là ou elle n’existait pas) est elle efficace au moins? 20 ans après ,le constat est accablant ,Non seulement la brousse ne s’est pas développée ( on peut dire que le projet minier du nord,pour autant qu’il se fasse, doit plus à Dang qu’aux politiques.) MAIS pire les jeunes canaques viennent sur Nouméa et s’entassent dans des bidonvilles.
    Est ce un problème foncier ? les canaques n’auraient pas eu suffisamment de terres récupérées des affreux colonisateurs (le Sénat coutumier adore ce genre de diatribes) on peut en douter les plus nombreux futurs squatters viennent des îles… entièrement terres coutumières .Est ce un problème d’argent? vous rappeliez avec justesse que la clé de répartition n’avait pas suivi le développement réciproque des 3 zones… ce qui amène à cette réflexion totalement incorrecte politiquement suivante:Et si le non développement des zones mélanésiennes ne démontrait pas justement que les règles coutumières actuelles ne permettaient pas le développement économique donc l’emploi . Ajoutons à cela la discrimination positive.En effet ,si dans la fonction publique non soumise à la culture du résultat cela ne se voit pas (enfin sur le court terme) dans le privé ,la sanction tombe immédiatement d’ou la volonté de transformer aussi le privé en secteur protégé.(LKU)
    Bref la calédonie n’avait pas besoin de 3 échelons voir 4 mais là nous tombons dans le travers français ;multipliez les échelons avec des édiles vivant sur le dos de la bête et hostiles à tous remises en causes de leurs sinécures
    Sur un plan strictement logique Nouméa devrait disparaitre au profit d’un seul Grand Nouméa .cet exemple pilot e pouvant servir ensuite de modèle pour d’autres zones si nécessaires ,
    il suffirait donc de dire: il faut supprimer les 3 zones revenir au seul Territoire te créer un grand Nouméa….Vaste sujet dont vous vous rendez bien compte qu’il est irréalisable ….imaginez” fifils “se faisant harakiri au nom de l’économie de gestion du pays ou un Président de région (y compris Frogier) partisan d’untel projet.?Leurs intérêts ne rejoignent pas ceux de la masse (c’est pareil en France)

Leave a Reply

Connexion / adapté par caledosphere et pensées urbaines - 2009 © TOUS DROITS RESERVES