La violence, la militarisation de cette région, les atteintes aux libertés des peuples autochtones, sont contraires à la résolution adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, le 13 septembre 2007, relatif aux droits des peuples autochtones.
Voilà plus de 40 ans que le peuple papou et le peuple kanak se battent aux profits des pays en voie de développement contre les intérêts particuliers des multinationales. La violence n’est pas que physique et elle de nos jours essentiellement économique. Ce néo-colonialisme afflige des déséquilibres aux océaniens, dans leurs modes de vie, dans leurs démographies et sur la biodiversité de leur environnement.
En Kanaky Nouvelle-Calédonie, les peuples autochtones, à peine sortis d’une période coloniale avec la reconnaissance du peuple kanak, dans l’accord de Nouméa, doivent faire face à l’oppression d’une armée coloniale d’un nouveau genre, les multinationales.
L’exploitation du nickel, dont notre pays a le quart des réserves mondiales, et les autres possibilités comme le gaz, ou le cobalt présent entre autre dans la zone économique exclusive, représentent une manne financière convoitée par l’Occident, le colonisateur historique.
L’exemple de l’usine de Vale-Inco en Kanaky Nouvelle-Calédonie est flagrant, cette usine soit disant propre, a le soutien inconditionnel de l’état français. En effet celui-ci accorde des réductions fiscales énormes alors que la participation des collectivités locales dans son capital est inférieure à 5%. De plus l’État Français s’oppose obstinément à la mise en place de taxes par la collectivité locale vis-à-vis de l’industriel.
La gendarmerie nationale a mis à disposition à l’intérieur de l’usine une caserne, pour mieux contrôler les manifestations des opposants à ce projet. Les locaux et véhicules sont entièrement financés par la multinationale.
Cette militarisation de la zone fait de l’usine de Vale-Inco une pseudo société riche et prospère à côté des tribus kanak vivant sous la menace permanente des rejets toxiques. Menace bien réelle puisque dernièrement on a pu que constater le rejet de 5000 litres d’acide sulfurique dans une rivière, polluant directement le lagon ou la grande partie des populations riveraines vivent de la pèche et des produits de la mer.
La France renie ainsi le rééquilibrage prévu dans l’accord de Nouméa envers les kanak et reviens en faux sur le préambule de sa constitution de 1958 sur la libre détermination des peuples. Cela sans compter les non respects de normes environnementales, le défaut de permis de construire et l’obligation des populations à s’acclimater à un profond déséquilibre sociétal.
On s’aperçoit que cette violence est commune au peuple de West Pastua (Irian Jaya) ou les formes et méthodes sont amplifiées.

Telle la mine Grasberg (la plus grande mine d’or et de cuivre à ciel ouvert du monde), exploitée par une société américaine, Freeport McMoran, au profit de l’occupant indonésien qui causent des dégâts écologiques et sociologiques importants (à lire aussi cet édifiant article du NY Times).
L’exploitation des grandes forêts de cette région est catastrophique, surtout pour le Merbau qui est une essence particulièrement recherchée pour être transformée en parquet en Chine ou en Malaisie mais également envoyée sur le marché international.
L’Indonésie utilise son armée pour écraser toute opposition civile et pratique une politique de militarisation des zones ou ses intérêts économiques sont important. La Polynésie Française a subi d’ailleurs le même sort durant près de Vingt ans ou plus d’une centaine d’essais nucléaires souterrains sous les lagons des atolls de Moruroa et Fangataufa ont été réalisés.
Les peuples océaniens réclament leurs droits d’être libres sur leur terre, de définir des règles socio-économiques de protection de leur habitat, de leur espace et ce dans le respect de leurs valeurs, tout en restant ouvert au monde. Les océaniens ne peuvent continuer à subir continuellement un système qui les oppresse. Or la difficulté pour nous résulte sur le long terme, de pouvoir dénoncer ces agressions de manière pacifique pour résister encore et encore, mais jusqu’à quand ?
Yoan Yéteii Boewa

A propos de Vale Inco en Kanaky NC, que pensez vous du pacte signé entre l’industriel et les autochtones ?
Ce pacte ne garantit rien en matère de gain pour la collectivité si ce n’est une réunération de certaines chefferies aux profis d’autres qui n’auront rien.
Sans compter que cela ne remettra pas en cause la pollution de Vale-Inco dans cette partie du pays. Les gens qui ont signé ce pacte ne sont pas les représentants de tous les autocthones de l’archipel et encore moins de la collectivité.
Cette usine reste illégal au regard du droit international et de nos propre normes environementales.
Foutaise que ce pacte. Preuve en est, cette pollution acide, visuelle, ecologique, sociale. Au regard des profits colossaux engendre, ou est le pacte ? C’est de la spoliation pure et simple, encore du desequilibrage. Foutue societe neoliberale ! C’est pas ca le progres.
Ca serait bien de pouvoir cree la Nouvelle Calhedonie.
Salut Yoan,
Encore un article moyen et sans saveur (du déjà vu), encore les “pauvres” autochtones encore et encore…..
Ce qui est assez plaisant ici c’est que les industriels n’ont pas besoin de sortir les armes juste le carnet de chèques et devines qui s’en met “pleins les fouilles” à rien faire dans le grand Sud??? les pauvres autochtones……
Coming soon dans le Nord……
Faut rentrer Yoan…. Toulouse ça ne te fais pas que du bien…….
Ce n’est pas parce que Yoan est excessif que Christophe peut se permettre d’être hautain et méprisant.
En ce qui concerne l’article, je trouve que vouloir rassembler tout les malheurs du monde en un seul post pousse au misérabilisme et à l’amalgame.
Certes, il est clair que les grands groupes industriels représentent un risque pour le développement durable des îles du pacifique. D’ailleurs, je vous invite a vous renseigner sur le cas dramatique de Nauru pour vous faire une idée des dérives maximum envisageables. Mais là encore on parle du pire et le cas de Vale INCO est bien loin d’atteindre de tels sommet.
Vale INCO ne verse pas ou peu de royalties car c’est un signe d’assistanat ayant des conséquences dramatiques sur le développement à long terme. Oui, il bénéficie du soutient de l’état et c’est normal pour attirer de grand groupe internationaux (surtout quand on voit toutes les difficultés rencontrés lors du chantier).
Reste que maintenir la pression sur des considérations écologiques et sociales, est une nécessité ! Il faut défendre l’emploi de résident en NC et le control strict des taux de pollution. Je signale que j’ai l’impression que tout cela est a peu prés ce qui est mis en place par le gouvernement. Mais je suis peut être mal informé…
philippe comme tu le dis la pression sur des considérations ecologiques et sociales, est une nécissité. Mais il est une obligation de rappeler que l’état français c’est engagé par l’accord de Nouméa à un rééquilibrage envers la province nord par la construction d’une seule usine qu’est celle de Vavouto.
C’était d’ailleurs le préalable à un quelconque accord au lieu du référendum en 1998.
Qu’un état facilite l’installation de grand groupe oui je suis daccord mais dans son pays, hors pour moi ce pays ne sera jamais celui de l’etat français mais celui de nos collectivités et du peuple kanak (autocthones et autres communautés qui y vivent).
Trois usines pour ce joyeau environementale qu’est notre pays c’est trop, favoriser un soutien inconditionel alors que ce gisement à été acquis dans l’illégalité totale et la corruption, c’est un non sens à long terme.
Si l’on veut partir sur une législation française alors je suis pour qu’en l’applique jusqu’au bout.
Pourquoi les normes europeennes ne sont pas appliquées sur la centrale à charbon de prony? Pourquoi il n’y a pas eu de permis de construire dans les régles pour cette usine? Pourquoi les forces de l’ordre ont des véhicules financés par une entreprise privé?…
Notre gouvernement local a t il mis les moyens adéquat au controle des normes et à la législation en place avec le code minier?
Tout cela doit etre dénoncé car meme si on arrivera jamais à atteindre le risque zéro le principe de précaution devra toujours prévaloir dans ce genre de projet car ce ne sont pas les exemples dans le pacifique sud et chez nos autres voisins océaniens qui manquent.
Hello,
“Ce n’est pas parce que Yoan est excessif que Christophe peut se permettre d’être hautain et méprisant”.
Philippe il n’y a pas lieu d’être méprisant mais d’être cohérent !!!
Ces pamphlets stupides, communistes et fascistes qui tendent à faire croire au monde entier que les l’état Français est encore en NC un vilain colonisateur et/ou que les populations non canaque sont des méchants exploiteurs franchement ça commence à nous “fatiguer”…
Yoan fait partie de ces jeunes “branleurs” (pardonnes moi cette expression) qui propagent des fausses informations et même jusqu’à mes terres ancestrales. Demandes lui qui finance ces petites études…..le méchant colonisateur et si il veut être jusque boutiste pourquoi être là ?? pourquoi profiter du système ??
Je n’ai pas l’envie de lui répondre tant sa réponse est puérile mais juste un truc: “dis moi Yoan la smsp ste canaque il parait…pourquoi vend elle aux Coréeens et quels sont les retombées pour les tiens ???
Le viet il est en train de vous la jouer grave….Et pour conclure tu fais quoi toi pour environnement ici ???
Allez j’en ai assez entendu pour ce soir.
Citoyen Calédonien et toi Philippe ???
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Yoan pratique le mensonge par omission dans le plus pure style archéo communiste.
L’”occident” responsable de tous les maux de la Mélanésie est représenté par Vale qui est en fait une entreprise Brésilienne, pays qui ne peut pas être considéré comme “occidental” mais émergent ou du tiers monde.
Yoan fait un amalgame honteux entre colonisation et multinationales occidentales alors qu’en PNG indépendante il y a eu des morts autour de l’usine Chinoise(pas occidentale) de nickel de Ramu(Madang) , émeutes anti chinoises qui ont essaimé jusqu’à Port Moresby. Cette usine est détenue à 80% par la Chine.
Nous pouvons aussi rappeler à notre Yéti lobotomisé l’épisode de la mine de Panguma à Bougainville territoire colonisé par la PNG.
Pour finir mon beau Yéti peux tu nous donner ton avis sur le dictateur d’opérette de Fidji qui opprime son peuple, pourchasse les journalistes et reçoit le soutient des pays du fer de lance contre l’avis de l’ONU.
Sans doute la faute du colonisateur.
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Dans ton article, tu parles clairement de l’occident colonisateur historique en KNC en enchaînant sur Vale Inco, multinationale brésilienne.
Ta démonstration, qui consiste à faire un amalgame entre colonisation et multinationale en KNC et en Irian Jaya, sous entendant que c’est la situation de colonisé qui entraîne cette exploitation et qu’elle cessera à la fin de la colonisation est fausse.
La PNG “indépendante” depuis 1975 est exploitée de façon encore plus dramatique que la KNC et on n’ose même pas évoquer le cas de la RDC en Afrique.
Tes critiques vis à vis de la colonisation indonésienne de l’Irian Jaya sont justes, et du dénonce le fer de lance et le FIP qui ne disent rien de la situation, pourquoi ?
Parce Que les Papous ont une peur bleue d’être envahis par les indonésiens qui n’en feraient qu’une bouchée car ils ont une frontière terrestre commune de 1000 km.
Quant à toi, les fesses posées sur ton rond de cuir bien au chaud au CCJMT tu peux hurler au loup en parlant de l’Indonésie protégé que tu es par l’armée coloniale Française…
Ironie du sort !!
Si Yoan a le temps de “réfléchir” à tout ça et de pondre des articles de propagandes qui sont très loin de standard du journalisme onjectif (comme on en trouve même dans la rubrique des faits divers), c’est sûrement parce qu’il est juste assez opprimé pour pouvoir s’exprimer librement et qu’il a d’autres soucis que de travailler, manger, se loger… et surtout sa dernière phrase est une incitation à la violence intolérable.
Après le rassemblement de mercredi dernier, Yoan, t’es définitivement has been et tu appartients à un passé dont plus personne ne veux , ni les soient disant néo-colonialistes ni les soient disant néo-colonisés.
Et la prochaine publication ça va être quoi, un comparo entre Jodard et Mandela
Rigoberto, je ne suis pas si sûr que toi que l’armée indonésienne ne ferait qu’une bouchée de la PNG. Depuis l’indépendance de l’Indonésie, l’armée indonésienne s’est cassée les dents un peu partout : en Malaisie lors de la politique de “konfrontasi” ;en Papouasie Occidentale lors des tentatives d’invasion au début des années 60, qui échouèrent lamentablement ; au Timor-Oriental face à une guerrilla pourtant isolée du reste du monde ; en Aceh… C’est une armée féroce mais en dehors de quelques bataillons d’élite suréquipés, elle est probablement incapable de faire la guerre à une armée étrangère. L’armée indonésienne excelle dans les interventions brutales contre les ouvriers et les paysans, les massacres de civils, les viols, les pillages, mais c’est tout ce qu’elle a réussi à prouver pour l’instant.
Mais personne ne veut se fâcher avec l’Indonésie, que ce soit l’Australie, qui a toujours cherché à ménager son grand voisin du nord où investissent, entre autres, ses compagnies minières et pétrolières, ou la PNG, état faible qui n’a pas d’autre choix que de suivre la ligne fixée par Canberra.
Il faut parler de la colonisation indonésienne en Papouasie occidentale : une colonisation de type génocidaire. Et il est impossible de ne pas voir le rôle des multinationales de la mine et en premier lieu Freeport McMoran dans la situation qui prévaut dans ce pays. Toutes proportions gardées, il y a des analogies dans le mépris à l’égard de l’environnement et des populations autochtones, chez Vale Inco, Xstrata — n’oublions pas Eramet —
Yoan parle de néo-colonialisme : je partage son point de vue.
Le “rassemblement de mercredi dernier” dont Ouimais parle, ne change rien à cet état de fait. Il ne suffit pas de belles incantations creuses du genre “la paix, ensemble, si ya pas toi ya pas moi” pour oblitérer le rapport de force terrible entre multinationales de la mine et populations autochtones, en Mélanésie et ailleurs dans le monde.